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mars 2017

Le mandat d’arrêt lancé contre Essimi Menye, ancien ministre camerounais des Finances établi aux Etats-Unis depuis décembre 2015, précise qu’il doit être exécuté sur ordres du président de la République. Un gros scandale qui vient démontrer une fois de plus que les poursuites judiciaires dans le cadre de la lutte contre la corruption au Cameroun sont à caractère politique.

Dans un communiqué rendu public le 24 mars dernier, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale s’insurge contre la suspension de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation au Gabon. D’après le Réseau, cette mesure d’interdiction prise par l’Etat gabonais viole le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Soupçonné de vol, Ibrahim Bello a été électrocuté par des policiers dans un commissariat à Ombessa, à une centaine de kilomètres de Yaoundé. Ses jambes et ses bras rognés sont en état de putréfaction suite aux violences subies dans ce poste de police. Abandonné dans un centre hospitalier de la localité, Ibrahim risque de perdre sa vie s’il n’est pas soigné.

Alors qu’il est attendu ce mardi 21 mars 2017 à la Cour suprême dans l’affaire du détournement de 80 millions de F CFA qui lui a valu 20 ans de prison ferme, l’ancien ministre camerounais de la Santé attend d’être fixé par le Comité des droits de l’homme des Nations Unies. Cette instance a été saisie en 2015 d’une plainte pour détention arbitraire.

Dans une note d’information parvenue à notre rédaction, l’ancien ministre des Travaux publics et ancien député aujourd’hui réfugié politique en France réagi à la suite de la session du Conseil de discipline budgétaire et financière qui s’est tenue le 15 mars dernier au Contrôle supérieur de l’Etat à Yaoundé. L’intégralité …

Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) commémorait jeudi 16 mars dernier à Yaoundé le deuxième anniversaire de la mort de 25 personnes dans les cellules de gendarmerie de Maroua (Extrême-Nord) au cours d’une opération de ratissage dans les villages de Magdeme et Doublé par l’armée camerounaise.

En dehors du cas Marafa Hamidou Yaya nommément cité, le rapport 2016 du département d’Etat américain sur l’état des droits de l’homme au Cameroun fait allusion à d’autres détenus parmi lesquels les victimes de la fameuse Opération Epervier au Cameroun. Cette dernière est considérée par le pays de l’Oncle Sam comme une opération d’épuration politique.

Comme celui d’Amnesty International, le rapport du département d’Etat américain sur l’état des droits de l’homme estime que les forces de défense et les services de renseignements ont violé les droits humains dans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

Les fonds issus de l’annulation de la dette de l’Italie vis-à-vis du Cameroun en 2006 ont été investis dans la construction des écoles et des centres de santé à travers le pays.

Exilé en France depuis 2010, l’ancien ministre des Travaux publics et ancien député du parti au pouvoir est à nouveau attendu devant le conseil de discipline du Contrôle supérieur de l’Etat le 15 mars prochain pour répondre des faits pour lesquels il a écopé d’une condamnation à vie au pénal en juin 2015. Au cours de la session, il sera également question de faits nouveaux non compris dans le rapport de vérification. De quoi faire penser à un innommable acharnement. Retour sur une procédure judiciaro-administrative d’une curiosité planétaire.