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octobre 2017

A 3 jours de la reprise de son procès en détournements de deniers publics au Tribunal criminel spécial, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale réitère sa demande de réhabilitation et de libération d’Amadou Vamoulké, ancien directeur général de la Cameroon radio and television.

Détenu à la maison d’arrêt de N’djamena, le directeur de publication du journal Le Visionnaire a été inculpé le 23 octobre 2017 d’ « usurpation du titre et de la fonction de journaliste et d’entrave à la procédure judiciaire en cours » par le parquet de N’djamena.

Lors de la cérémonie de lancement le 26 octobre dernier des travaux de la Commission de constat et d’évaluation du Centre dans la localité de Dibang, les populations des villages touchées par le projet de construction du barrage hydro-électrique de Grand Eweng ont fait part aux autorités administratives des incertitudes quant à leur avenir. Le gouverneur de la Région du Centre ainsi que le Directeur Général de la société en charge de construire le barrage, Hydromine-Cameroun, leur ont tenu un discours d’espoir.

Juda Allahodoum, directeur de publication du journal Le Visionnaire, est en garde-à-vue à la police judiciaire depuis le 17 octobre dernier pour avoir révélé un scandale de trafic d’armes impliquant la Première Dame du Tchad, Hinda Deby. Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale se dit préoccupé et appelle à sa libération.

La haute juridiction a rejetté en début de semaine dernière le pourvoi en cassation introduit en juin 2015 par l’ancien ministre des Travaux publics et réfugié politique en France, après sa condamnation à vie par contumace par le Tribunal criminel spécial pour malversations financières. La Cour suprême a entériné une condamnation qualifiée de sévère par l’Union interparlementaire et qui ne s’appuie que sur de simples irrégularités de gestion. Dieudonné Ambassa Zang annonce une saisine prochaine de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine.

Les derniers développements de ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire qui oppose le président directeur général du groupe de presse l’Anecodte (auquel appartient la chaîne de télé Vision 4), Jean Pierre Amougou Belinga au consultants media Patrick Sapack et David Eboutou achève de convaincre plus d’un observateur que le Cameroun est une curieux Etat de non droit où un patron de media dicte sa loi à des magistrats, au nom de ses milliards et de ses relations avec le ministre de la Justice. Pleins feux sur l’Amougouland.

L’Association de defense des droits des étudiants du Cameroun organise depuis ce 19 octobre à Yaoundé un séminaire à l’intention des étudiantes venues de 4 universités d’Etat. L’objectif est d’initier les séminaristes à la defense de leurs droits et libertés.

D’après un rapport que vient de commettre l’organisation, la repression des manifestations du 1er octobre dernier dans les deux régions anglophones du Cameroun a enfouit les germes d’une résistance armée dans la region Anglophone du Cameroun.

Le président national de l’Association pour Défense et la Promotion des Droits de l’Homme nous présente le bien-fondé de ce mouvement vieux de 14 ans et basé à Bertoua, à l’Est du Cameroun.

C’est le constat fait par Amnesty International près de deux semaines après la répression des manifestations du 1er octobre dernier relatives à la proclamation de l’indépendance symbolique du Southern Cameroon.