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octobre 2017

Paul Ayah Abine et sa sœur étaient activement recherchés par des hommes lourdement armée le 1er octobre dernier dans leur village. Absents de leurs domiciles respectifs, ces derniers ont été mis à sac. Les coups de feu tirés ont causé 3 morts.

Acquitté dans plusieurs autres affaires de détournement pour faits non établis, l’ancien directeur général de l’entreprise parapublique Société nationale des dépôts pétroliers, détenu depuis plus de 8 ans, doit faire face dès ce 12 octobre aux juges du Tribunal criminel spécial pour une autre affaire pourtant annulée par la Cour suprême en juin dernier.

Pour avoir ratifié le traité de Rome créant la Cour pénale internationale en 2013, le président ivoirien, Alassane Ouattara a fermé les portes de ladite Cour aux ex-chefs rebelles des Forces Nouvelles qui l’ont aidé à conquérir le pouvoir.

De l’ONU, à la Francophonie en passant par le Commonwealth et l’Union Africaine, les organisations interétatiques tant internationales que régionales se sont prononcées contre toute idée de sécession au Cameroun.

Les évêques de la conférence épiscopale de Bamenda, qui regroupe les diocèses des deux régions anglophones du Cameroun, ont rendu publique vendredi 6 octobre une déclaration sur les manifestations et le couvre-feu imposé aux deux régions anglophones le week-end dernier, lors de la proclamation symbolique de l’indépendance de ces deux régions. Entre 10 et 17 personnes avaient été tuées, selon les sources. Tout en appelant au dialogue et en condamnant les violences d’où qu’elles viennent, les évêques dénoncent dans des termes particulièrement sévères le comportement des forces de l’ordre.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 4 octobre 2017, le département d’Etat américain condamne la répression par l’armée camerounaise des manifestations relatives à la proclamation de l’indépendance symbolique du Southern Cameroun le 1er octobre dernier.

D’après un communiqué du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac), au moins 100 personnes ont été tuées par les forces de défense et de maintien de l’ordre en prélude et lors des manifestations relative à la proclamation de l’indépendance symbolique du Southern Cameroon le 1er octobre dernier. Ci-dessous, l’intégralité du communiqué de presse du Redhac :

Dans une interview accordée au site d’information Le Monde Afrique, Ni John Fru Ndi exige que le président camerounais soit traduit devant la Cour pénale internationale suite à la répression sanglante par l’armée des manifestations relatives à l’indépendance symbolique du Southern Cameroon le 1er octobre dernier.

D’après l’ONG internationale, il s’agit des personnes tombées sous les balles des forces de maintien de l’ordre au cours des manifestations marquant la proclamation de l’indépendance symbolique du Southern Cameroon. Mais selon le gouvernement, ce bilan est loin de la réalité.

Une campagne pour la libération de l’ancien directeur général de la Cameroon radio and television, l’office de radio et télévision publique, vient d’être lancée par le Réseau de l’audiovisuel public de l’Afrique francophone (Rapaf). Amadou Vamoulké est détenu à la prison centrale de Yaoundé pour malversations financières depuis le 29 juillet 2016. Mais pour le Rapaf, sa détention est arbitraire et il est davantage victime de sa rigueur managériale.