Cameroun: Après la libération de Gérard Kuissu: Un comité de défense des droits de l’homme envisagé

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 23, 2015 15:34 Mise à jour

Cameroun: Après la libération de Gérard Kuissu: Un comité de défense des droits de  l’homme envisagé

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Une conférence de presse a été donnée le mercredi 18 mars  à Yaoundé suite à la mise en liberté de ce cyber-journaliste et activiste des droits de l’homme. Le prétexte en a été saisi pour annoncer  l’organisation une plate de défense des droits de l’homme .
Un nouvel air pourrait bientôt souffler su le ciel des droits de l’homme au Cameroun. Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue à la libraire Peuples Noirs basée à Tsinga à Yaoundé, le président de Nouveaux Droits de l’Homme-Cameroun, Hilaire Kamga, a proposé que, dans les  jours à venir, soit mis en place un comité de défense des libertés comme ce fut le cas dans les années de braises (1990). En effet, une telle initiative aura pour objectif principal de défendre les citoyens contre les abus possibles non seulement maintenant, mais également dans le futur. En fait, il était question de partir du cas de M. Kuissu Gérard qui a été incarcéré dans les locaux du secrétariat à la défense, puis libéré
trois jours plus tard après un coup de force des défenseurs des droitsde l’homme, des acteurs politiques dont Edith Kah Walla Du Cameroon people party (Cpp), Alice Sadio de l’Alliance des forces progressistes
(Afp), du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et des acteurs de la société civile ce, alors que sa disparition dans les services de gendarmerie de Douala ont été entouré de mystère.
En réalité, pour Hilaire Kamga, acteur de la société civile, ce qui est arrivé à M. Kuissu pourrait être lié à ses rapports avec l’activiste Patrice Nganang ainsi que à sa récente tournée dans le Nord en compagnie d’Ernest Fumonyoh. Encore que, comme l’a rappelé Gérard Kuissu, il venait de rencontrer les responsables d’Amnesty international qui procède en ce moment au renouvellement de son personnel. L’ONG procède également à un redéploiement de ses structures ainsi qu’à l’amélioration de sa présence en Afrique, et surtout au Cameroun. D’ailleurs, « nos échanges ont essentiellement porté sur les questions des droits de l’homme », a expliqué Gérard Kuissu.
Attention aux violations
« Nous n’allons pas payer le prix d’une transition bâclée et bancale au Cameroun avec des mensonges », lâche Kah Walla. « Il n’est pas question d’accepter cela », conclue-t-elle. Dans la foulée, Hilaire a fustigé les propos du ministre de la communication (Mincom), Issa Tchiroma Bakary, dans sa sortie du 13 mars 2015. Il indiquait alors à l’attention de la communauté nationale que les 25 détenus soupçonnés d‘appartenir à la secte Boko Haram, sont morts alors qu’il se trouvaitdans une cellule restreinte. Pour éviter les soupçons qui ont fusé à la suite de cette sortie, Hilaire Kamga a exigé que des mesures de
sécurisation des droits de l’homme soient prises. Que ce soit Kah Walla, Gérard Kuissu, Hilaire Kamga, il faut continuer à batailler pour que certaines dispositions relatives aux droits de l’homme soient
supprimées dans la loi du 23 décembre 2014, portant répression desactes de terroristes. Il est important d’éviter au maximum de graves violations aux droits fondamentaux.

Fort de cela, le comité de libération de Gérard Kuissu a précisé que les responsables du Sed leurs ont également rappelé que le Cameroun est en guerre. Or, souligne Me Meli, la déclaration d’une guerre obéit à  des règles constitutionnelles qui en définissent le cadre juridique. Le combat devient donc celui du droit de la force contre le droit à la liberté,soulignait Hilaire Kamga. Aussi, pour parvenir à un résultat efficient, tous les acteurs présents ont milité pour une société civile plus forte car, comme l’a dit Me Meli, les avocats présents au Sed qui n’ont pas pu avoir accès au dossier de leur client, ont néanmoins pesé de tout leur poids. Or, il avait le droit d’être assisté par un conseil. Une délégation a même été dépêchée pour intercepter un potentiel transfèrement après les tractations qui ont émaillé l’interpellation de M. Kuissu Gérard. D’ailleurs, le coordonnateur du Tribunal article 53, demande une réparation du préjudice subit..
Interpellé vendredi dernier, Gérard Kuissu et ses compagnons Benjamin Guifo, Ekwe Saab et Elvadas Kengné, ils ont été écroués à la légion de gendarmerie de Douala avant d’être transférés manu militari dans les geôles du Sed. Ils avaient alors été portés disparus. De nombreux journalistes ont également contribué par leur présence à libéré M. Kuissu grâce à leurs publications.
Bertin Ndo

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 23, 2015 15:34 Mise à jour