Cameroun: Cécité infantile :Les journalistes à l’école de la sensibilisation

Louis MBANGA
par Louis MBANGA novembre 26, 2015 12:15

Cameroun: Cécité infantile :Les journalistes à l’école de la sensibilisation

Le comité national de lutte contre la cécité et l’association PROMANDHICAM sont revenus le rôle des hommes de médias dans ce combat qui touche de nombreux enfants.

L’organisation mondiale de la santé, dans l’un de ces rapports, indique 1% de la population camerounaise est atteint par la cécité, ce handicap qui touche l’organe de la vue, a expliqué le Pr Lucienne Bella Assumpta. C’était le 25 novembre 2015 au cours d’une conférence de presse donné dans les locaux du cbm/Promandhicam, sis au quartier Mimboman. L’objectif de cette conférence était de sensibiliser les hommes et les femmes de médias sur la cécité infantile et les possibilités de réhabilitation. Aussi les conférenciers ont invité les journalistes à prêter une attention particulière à ce sujet qui s’avère primordial pour les ménages ayant ou non en leur sein, des personnes souffrant de déficience visuelle.

Pendant les échanges, le Pr Assumpta qui faisait également office de modérateur, les enfants au Cameroun vivent généralement dans des conditions où les risques d’être affecté par ce mal, sont multiples. Au rang causes, le Dr Chantal Nanfack a souligné les affections microbiennes et maladies congénitales.

photos séminaire

En ce qui concerne la première catégorie, celle-ci rappelle que les mesures d’hygiène sont à privilégier pour éviter les conséquences liées par exemple à la conjonctivite mal traitée. Sont incriminées la cataracte, le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et les opacités cornéennes. A cela s’ajoutent la rétinopathie diabétique, la cécité des enfants, le trachome et l’onchocercose.

Toutefois, a rappelé le Dr Emilienne Epée, afin de prévenir et prendre en charge la morbidité oculaire infantile, les enfants doivent être vaccinés régulièrement (la prise de la vitamine A surtout) au risque de subir des traitements curatifs chirurgicaux (si nécessaire).

Aller au-delà du « handicap »

Perdre la vue ne doit plus être un obstacle à l’épanouissement des enfants, et même des personnes adulte qui sont frappées par la cécité alors qu’elles étaient encore en fonction, selon les organisateurs. D’après le Dr Ndifon Michael, la réhabilitation du malvoyant passe par une formation professionnalisante ou de réadaptation aux nouvelles exigences liées à la perte de la vue. D’ailleurs le soulignait encore Coco Bertin, malvoyant et promoteur du Club des jeunes aveugles réhabilités (CJARC), la société à un rôle important dans le sentiment d’appartenance à une famille, à un groupe. De même que l’Etat doit multiplier les opportunités pour les malvoyants d’intégrer la fonction publique. Pour les personnes frappées par la cécité au cours de leur existence, elles doivent simplement se conformer aux consignes pour les personnes handicapées visuelles pour une vie épanouie.

Bertin Ndo

Louis MBANGA
par Louis MBANGA novembre 26, 2015 12:15