Cameroun : Climat social : Des employés de la société pétrolière Perenco crient au racisme

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juillet 2, 2016 10:30

Cameroun : Climat social : Des employés de la société pétrolière Perenco crient au racisme

Grandes Lignes

  • Dans une correspondance adressée récemment à leur directeur général, ils dénoncent les promotions sur une base raciale, le harcèlement sexuel, les pressions psychologiques et les injustices sociales dont ils sont victimes de la part de leur hiérarchie.

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Dans une correspondance adressée récemment à leur directeur général, ils dénoncent les promotions sur une base raciale, le harcèlement sexuel, les pressions psychologiques et les injustices sociales dont ils sont victimes de la part de leur hiérarchie.

Rien ne va plus entre les employés nationaux de Perenco-Cameroun et leurs dirigeants. Il suffit de lire la correspondance adressée fin juin dernier au directeur général, Eric Dargentre, pour s’en convaincre. Dans la lettre, les employés de cette société pétrolière, partenaire de la Société camerounaise des hydrocarbures (Snh), se disent victimes d’injustices de toutes sortes.

D’abord la hiérarchisation des tâches et les promotions sur fond racial : « Nous ne voulons plus d’hiérarchisation des employés, du fait de leur statut (expatrié ou local)… »,peut-on lire dans cette correspondance. D’après eux, pendant que les expatriés subissent une évolution normale dans leurs carrières, les nationaux stagnent longtemps à des tâches ne correspondant pas à leurs diplômes.

perenco

Mauvaise alimentation

Dans  la correspondance, le collectif des employés nationaux de Perenco dénoncent les brimades de leurs patrons qui leur crient tout le temps « je vais te virer » ainsi que le harcèlement sexuel. A cela s’ajoute une alimentation de mauvaise qualité : « Les mets sont apprêtés dans la nuit pour être consommés le lendemain. Résultat des courses, les salades, sauces, et riz parviennent gluants le lendemain midi, donc en début de putréfaction sur les plate-formes où travaillent les équipes », écrivent-ils.

Ces employés décrient également le non respect de la convention collective du secteur pétrolier en matière de salaire et d’avancement. D’où ce cri lancé à l’endroit de leur directeur général : « Nous voulons au minimum que le code du travail et la convention collective nationale des entreprises pétrolières soient respectés et que nos droits relatifs à l’échelon automatique triennal nous soient restitués ».

hurinews.com

L »intégralité de la correspondance ici

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juillet 2, 2016 10:30

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