Cameroun: Crimes graves: Le Redhac va en guerre contre l’impunité

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 8, 2015 12:37

Cameroun: Crimes graves: Le Redhac va en guerre contre l’impunité

Le fascicule recensant tous les crimes perpétrés dans la sous-région Afrique centrale ces derniers mois a été présenté à la presse ce lundi à Douala par le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac).

Des corps imbibés de sang par ci, d’autres ligotés et mutilés par là, d’autres encore brûlés au 3e degré ou l’œil crevé. Des images que donne à voir le fascicule de 22 pages produit par le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac). Le document intitulé « Crimes graves et violation des droits humains en Afrique centrale » a été présenté hier au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue dans un hôtel situé au quartier Akwa, à Douala.

A travers cette brochure, le Redhac recense pour les dénoncer tous les crimes graves et violations des droits humains commis dans 6 Etats d’Afrique centrale entre 2014 et 2015. Il s’agit de l’assassinat d’un détenu à Brazzaville au Congo en novembre 2014, du viol et du meurtre d’une femme enceinte par un militaire le 21 août 2014 en République démocratique du Congo, de la prolifération des crimes rituels et de la vente des ossements humains au Gabon, du phénomène de la traite des personnes au Tchad, des actes de torture contre les homosexuels et les détenus au Cameroun  et des exactions des ex-Séléka et des anti-balakas en RCA.

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les membres du Redhac face à la presse

 

recommandations

Pour Alex Gustave Azebaze, conseiller du Redhac, la production d’une telle brochure répond à un souci documentaire. D’après l’épilogue du fascicule qui porte la signature de la directrice exécutive du Redhac, Maximilienne Ngo Mbe, ce document est un travail réalisé par les points focaux du Redhac: »les défenseurs des droits de l’homme dans chacun de nos pays ont dû braver des obstacles afin que ces crimes et violations ne soient plus accompagnés de…silences… », écrit la directrice du Redhac.

En plus des dénonciations, des recommandations sont faites dans la brochure. A l’endroit des chefs d’Etat d’Afrique centrale, il est proposé de prendre des mesures de sécurité, de protection pour les défenseurs qui ont contribué à cette enquête et pour leurs familles, de s’assurer que les agents de l’Etat renforcent leurs capacités dans la promotion et la protection des droits de l’homme et des droits des défenseurs.

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la première page du document en question

D’autres recommandations relatives aux auteurs de l’enquête ont été formulées à l’endroit de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, aux bailleurs de fonds, entre autres. Le fascicule a été préfacé par Suzanne Kala Lobè, journaliste et membre du Conseil national de la Communication.

hurinews.com

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Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 8, 2015 12:37