Cameroun : Crise anglophone : 4 manifestants tués par les forces de l’ordre, selon Amnesty International

Louis MBANGA
par Louis MBANGA février 22, 2017 06:49 Mise à jour

Cameroun : Crise anglophone : 4 manifestants tués par les forces de l’ordre, selon Amnesty International

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  • Dans son rapport annuel 2016/2017, l’ONG internationale dénonce de nombreuses atteintes à la liberté de manifestation dans les deux régions anglophones du Cameroun. Amnesty revient également sur la dégradation de la situation des droits humains dans le cadre de la lutte contre Boko Haram au pays de Paul Biya.

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Dans son rapport annuel 2016/2017, l’ONG internationale dénonce de nombreuses atteintes à la liberté de manifestation dans les deux régions anglophones du Cameroun. Amnesty revient également sur la dégradation de la situation des droits humains dans le cadre de la lutte contre Boko Haram au pays de Paul Biya.

La crise anglophone est au menu du rapport annuel 2016/2017 d’Amnesty International sur la situation des droits de l’homme dans le monde. Dans ce rapport, l’ONG internationale dénonce de nombreuses atteintes à la liberté d’expression notamment la liberté de manifestation, dans les deux régions anglophones du Cameroun : « Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du sud-ouest et du nord-ouest du pays, telles que Bamenda, Kumba et Buea. Les forces de sécurité camerounaises ont arrêté arbitrairement des manifestants et ont eu recours à une force excessive pour les disperser. Par exemple, le 8 décembre, elles ont tué deux à quatre personnes en tirant à balles réelles lors d’une manifestation à Bamenda, dans le nord-ouest du pays. »,peut-on lire dans le rapport.

Amnesty International est revenue sur la situation des droits de l’homme dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Le rapport épingle le BIR (unité spéciale de l’armée camerounaise) et la DGRE (services secrets), responsables selon Amnesty de disparitions forcées, de torture, de détention arbitraire, etc. L’organisation dénonce des procès inéquitables au tribunal militaire de Yaoundé contre Ahmed Abba, correspondant de RFI au Cameroun en langue haoussa, de l’homme politique Aboubacary Sidiki et du notaire Me Abdoulaye Harrissou.

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Conférence de presse des responsables d’Amnesty international à Yaoundé en juillet 2016

Dans son rapport, l’ONG accuse également Boko Haram de violations des droits humains : « Le groupe Boko Haram s’est rendu coupable de crimes relevant du droit international et d’atteintes aux droits humains, dont des attentats-suicides dans des zones civiles, des exécutions sommaires, des actes de torture, des prises d’otages, des enlèvements, le recrutement d’enfants soldats, ainsi que le pillage et la destruction de biens publics, privés ou religieux ».

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA février 22, 2017 06:49 Mise à jour

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