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Cameroun : Crise anglophone : Elections 2018 d’accord, dialogue d’abord

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Pour l’ONG Dynamique Citoyenne, il est important qu’un dialogue national inclusif se tienne en vue d’une résolution pacifique de la crise anglophone avant les échéances électorales prévues l’année prochaine.

Une crise politique et de gouvernance. Telle est la position du réseau de suivi indépendant des politiques publiques Dynamique Citoyenne au sujet de la crise anglophone en cours. A l’issue de la réunion de sa coordination nationale le 9 décembre dernier à Yaoundé, le Réseau a déclaré face aux hommes de médias qu’il est impérieux de trouver une solution à cette crise avant les élections de 2018.

D’après le point focal national de Dynamique Citoyenne, Jean Marc Bikoko, le dialogue national inclusif doit être pyramidal, c’est-à-dire qu’il doit commencer au niveau des communes des deux régions anglophones avec les débats sur la crise anglophone auxquels doivent prendre part partis politiques, associations, autorités traditionnelles, acteurs économiques, etc.

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Jean Marc Bikoko, en 2e position de la gauche vers la droite

Hypercentralisation du pouvoir

Les conclusions des débats au niveau communal seront remontées aux niveaux département et régional où les problèmes des 8 autres régions seront abordés avant l’organisation des assises nationales qui aura pour point d’orgue le système de gouvernance au Cameroun : « l’hypercentralisation du pouvoir ne touche pas que les régions anglophones mais toutes les régions du pays, même si certains problèmes posés par les Anglophones sont spécifiques », explique Jean Marc Bikoko.

Pour trouver une solution à cette crise, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures : création d’une Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, traduction en anglais de l’Acte uniforme OHADA, lancement d’un recrutement de 1000 enseignants bilingues, création des sections de la Common Law à l’Ecole nationale de l’administration et de la magistrature (ENAM), etc.

Mais pour Dynamique citoyenne, ces mesures sont inefficaces car il s’agit non pas de revendications corporatistes mais d’une crise politique et de gouvernance, à savoir l’éloignement des populations locales des centres de décision : « est-il normal qu’on prenne des décisions à Yaoundé sur des affaires concernant Kolofata ? », s’est demandé Jean Marc Bikoko. Le Réseau a également condamné « toutes les formes de violences d’où qu’elles viennent ».

hurinews.com

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