Cameroun : Crise anglophone : La CNDHL accuse les contestataires de violer le droit à l’éducation

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juin 13, 2017 08:16

Cameroun : Crise anglophone : La CNDHL accuse les contestataires de violer le droit à l’éducation

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  • Dans un communiqué rendu public le 9 juin dernier, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) condamne l’agression d’une jeune élève à Bamenda alors qu’elle allait passer les examens de fin d’année.

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Dans un communiqué rendu public le 9 juin dernier, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) condamne l’agression d’une jeune élève à Bamenda alors qu’elle allait passer les examens de fin d’année.

Elle s’appelle Angere Chantal Chatelle. Candidate au General Certificate of Education Advanced Level (équivalant du baccalauréat dans la zone anglophone du Cameroun), elle a été agressée le 5 juin dernier à coup de machette à Bamenda (capitale du nord-ouest anglophone) par des individus soucieux de faire observer le mot d’ordre de villes-mortes en vigueur depuis janvier dernier dans la zone anglophone. La jeune élève allait passer cet examen dans un établissement scolaire d’enseignement secondaire de la ville.

Dans un communiqué publié le 9 juin dernier, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) condamne « l’extrémisme » des contestataires qui n’hésitent pas à recourir à la violence pour porter atteinte aux droits à l’éducation. Et la Commission de rappeler aux partisans du « ghost town » (villes mortes) que le droit à l’éducation est protégé par la constitution du Cameroun et des instruments juridiques internationaux notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

crise anglo

Des élèves d’une école à Limbé (sud-ouest anglophone) fuyant les partisans de la grève

La Commission félicite le gouvernement camerounais qui supporte la prise en charge les soins de la jeune élève actuellement sous observation médicale à la Mbingo Baptist Hospital de Bamenda. Elle suggère l’interpellation des personnes suspectées d’avoir commis cet acte d’agression sur la jeune Chantal Chatelle et invite les populations de la zone anglophone à ne pas céder à la peur distillée par des « forces obscurantistes ».

Depuis novembre 2016, les anglophones du Cameroun qui se dit marginalisés par la majorité francophone revendiquent le retour au fédéralisme. Pour ce faire, ils font observer dans les régions du Nord Ouest et du Sud Ouest un mot d’ordre de villes mortes chaque lundi.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juin 13, 2017 08:16

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