Cameroun : Crise anglophone : La CNDHL dénonce la torture, le recours à la force et la détention des mineurs

Louis MBANGA
par Louis MBANGA février 15, 2017 13:29

Cameroun : Crise anglophone : La CNDHL dénonce la torture, le recours à la force et la détention des mineurs

Grandes Lignes

  • Dans un rapport de mission présenté aux hommes de médias le 14 février à Yaoundé, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) propose l’accélération du processus de décentralisation pour trouver une solution à la crise anglophone.

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Dans un rapport de mission présenté aux hommes de médias le 14 février à Yaoundé, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) propose l’accélération du processus de décentralisation pour trouver une solution à la crise anglophone.

Actes de torture et traitements inhumains et dégradants. Détention des mineurs. Recours abusif de la garde-à-vue administrative. Agression physique par les forces de l’ordre. Violation de la liberté d’expression, de manifestation et de réunion. Recours disproportionné à la force. Le chapelet des violations des droits humains dans la zone anglophone est égrené dans un rapport d’enquête présenté ce mardi 14 février 2017 à la salle des conférences de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL).

Ce rapport est le fruit d’une enquête menée dans les deux régions anglophones du Cameroun du 1er au 4 février 2017. D’après les organisations de la société civile rencontrées par les responsables de la CNDHL, les domiciles privés sont violés par les forces de l’ordre. Ces organisations pensent également, s’agissant de la non-reprise des cours que les parents ne jugent pas opportun d’envoyer leurs enfants à l’école dans un environnement où ils n’ont pas d’avenir.

Dr Chemuta Banda

Dr Chemuta Divine Banda, président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés présentant le rapport sur l’état des droits de l’homme dans la zone anglophone du Cameroun

Levée du mot d’ordre de grève

D’après le rapport de mission de la CNDHL, les OSC proposent comme solution de sortie de crise la libération des deux leaders du consortium afin qu’ils lèvent le mot d’ordre de grève, la mise en place d’une commission vérité et réconciliation pour panser les plaies nées de la crise anglophone, le rétablissement d’urgence de l’accès à Internet dans la zone anglophone, les sanctions vis-à-vis des coupables de violation des droits de l’homme, etc.

Les autorités quant à elle ont signifié à la Commission qu’elles souhaitaient que le mot d’ordre de grève des avocats et des enseignants soit levé pour favoriser le retour au droit d’accès à la justice et au droit à l’éducation. Elles ont invité les victimes des violations des droits humains à saisir les autorités compétentes. La CNDHL a proposé l’accélération du processus de la décentralisation pour trouver une solution durable à cette crise.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA février 15, 2017 13:29

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