Cameroun : Crise anglophone : Le Rédhac appelle à la libération immédiate des leaders de la société civile

Louis MBANGA
par Louis MBANGA janvier 25, 2017 02:31 Mise à jour

Cameroun : Crise anglophone : Le Rédhac appelle à la libération immédiate  des leaders de la société civile

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  • Dans un communiqué publié le 20 janvier dernier, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale qualifie d’arbitraires, l’arrestation et la détention de Dr Fortem Aforteka et de Me Nkongho Felix Agbor Balla, deux leaders de la Cameroon Anglophon Civil Society Consortium. Le Redhac fait également état d’enlèvements et de disparitions forcées.

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Dans un communiqué publié le 20 janvier dernier, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale qualifie d’arbitraires, l’arrestation et la détention de Dr Fortem Aforteka et de Me Nkongho Felix Agbor Balla, deux leaders de la Cameroon Anglophon Civil Society Consortium. Le Redhac fait également état d’enlèvements et de disparitions forcées.

Les derniers développements de la crise dans la zone anglophone du Cameroun n’ont pas laissé indifférent le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac).

Dans un communiqué rendu public le 20 janvier dernier, le Redhac appelle à la libération de Dr Fortem Aforteka’a Neba et de Me Nkongho Felix Agbor Balla, deux leaders de la Cameroon Anglophon Civil Society Consortium (CASSC) interpellés le 17 janvier dernier.

En effet, à cette même date, René Sadi, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a signé un arrêté portant interdiction des activités de la CASSC. Un arrêté qualifié d’ « illégal » et de « non fondé dans un état de droit » par le Redhac.

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8 personnes portées disparues

Bien plus, constate le Réseau, le communiqué du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, publié le 19 janvier dernier, est muet sur les conditions de détention des deux leaders de la CASSC.Black out également sur le sort des 25 personnes arrêtées dans le cadre de cette crise et les 8 personnes disparues depuis les arrestations de janvier 2017.

Sur ces deux derniers cas, le Rédhac parle d’ « enlèvements » et de « disparitions forcées » et pointe du doigt les autorités camerounaises. Le Réseau conclut également à une détention arbitraire s’agissant du Dr Fortem Aforteka’a Neba et de Me Nkongho Felix Agbor Balla.

« Le REDHAC rappelle aux autorités camerounaises que l’Etat du Cameroun est signataire de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques (PIRDCP) et par conséquent, il doit rester dans le strict respect des instruments relatifs à un Etat de Droit », lit-on dans le communiqué du Redhac.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA janvier 25, 2017 02:31 Mise à jour

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