Cameroun: Détention arbitraire: Le Redhac appelle à une mobilisation pour la libération de Célestin Yandal

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 19, 2015 09:57 Mise à jour

Cameroun: Détention arbitraire: Le Redhac  appelle à une mobilisation pour la libération de Célestin Yandal

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Détenu de façon arbitraire depuis juin 2014, objet d’un interminable procès devant les tribunaux, reconnu comme prisonnier politique par le Cl2p, le leader du Collectif de défense des jeunes de Touboro, localité située au nord du Cameroun, est attendue à nouveau demain devant le tribunal de grande instance de Garoua. 

Pour la énième fois, Célestin Yandal passera devant les juges du Tribunal de Grande Instance de Garoua ce jeudi 19 mars 2015: « il risque toujours de ne pas être extrait de la prison pour y assister », s’inquiète le Réseau  des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac). A maintes reprises, ce jeune leader du Collectif de défense des jeunes de Touboro n’a pas pu voir  la trace un mandat d’extraction afin d’être jugé devant le Tgi. Bien plus, constate cet organisme de défense des droits de l’homme, le 3 septembre 2014, « son mandat de dépôt avait expiré depuis 3 mois et n’avait pas été renouvelé par la juridiction compétente« . Au cours de l’audience du 19 septembre 2014 au cours de laquelle M.Yandal a pu enfin comparaître après les pressions du Redhac, la liberté provisoire lui a été refusée.

Cet état de choses a poussé le Redhac a lancé un appel à la libération de Célestin Yandal: « Mobilisons-nous pour la liberté de M. Yandal Célestin ce 19 Mars 2015 ». Ce jeune leader d’association et non moins militant de l’Union nationale pour lé démocratie et le progrès (Undp), parti de la majorité présidentielle, croupit dans une cellule à la prison centrale de Garoua.Arrêté le 23 novembre dernier par des gendarmes à Ngaoundéré quelques semaines après des émeutes à Touboro, localité située dans la région du Nord, il sera placé en détention provisoire deux semaines plus tard dans cette prison. Il est accusé entre autres de « destruction des effigies du Chef de l’Etat pendant les élections législatives et municipales du 30 septembre 2013 », de « destruction de la barrière du Lamido1 de Rey-Bouba » et de « menaces simples et violation du domicile d’un chef Djavor ».

Mais pour la Fédération internationale des droits de l’homme (Fidh)  , son activisme en faveur des droits de l’homme à Touboro gêne au plus haut point Aboubakary Abdoulaye, lamido de Rey Bouba et par ailleurs vice-président du Sénat, qui y règne en maître absolu. Célestin Yandal fait parti des prisonniers politiques reconnus comme tels par le Comité de libération des prisonniers politiques, association lancée Paris le 3 mai 2014.

Michel Biem Tong

 

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 19, 2015 09:57 Mise à jour