Cameroun : Droit à la nationalité : Des Ong d’Afrique centrale vont en guerre contre l’apatridie

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 30, 2015 21:16 Mise à jour

Cameroun : Droit à la nationalité : Des Ong d’Afrique centrale vont en guerre contre l’apatridie

L’Ong Initiative de gouvernance citoyenne organise depuis mercredi 30 septembre à Yaoundé une conférence sous-régionale sur le phénomène.

Enfants,  réfugiés, populations autochtones. Des couches sociales touchées par le phénomène  de l’apatridie en Afrique centrale. Dans d’autres pays, le problème de nationalité a engendré des conflits. Dans d’autres encore, la femme n’a pas la possibilité de transmettre sa nationalité à son enfant. Le droit à la nationalité et à la citoyenneté est donc depuis ce mercredi 30 septembre 2015 et ce jusqu’à jeudi 1er octobre, au centre  d’une conférence sous-régionale. Une idée de l’Ong Initiatives de gouvernance citoyenne (Icg). La conférence a pour cadre le  Centre Culturel Ephémère situé au quartier Bastos à Yaoundé.

Prennent part à ces travaux des Ong et associations venus des pays d’Afrique centrale tels que le Cameroun, le Tchad, le Congo Brazzaville, la RCA, la République Démocratique du Congo (RDC). Des organisations qui ont la particularité de travailler sur des questions de nationalité, de droits de la femme, de l’enfant, des réfugiés, des populations autochtones, etc. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés prend également part à cette conférence.

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Protocole sur le droit à la nationalité

Au cours des échanges, l’on a appris par exemple qu’en RDC, malgré les avancées significatives sur le plan législatif, les populations habitant les régions ont des difficultés d’accès à la preuve de nationalité que seul le ministère de la Justice basé à Kinshasa peut délivrer. En RCA, la guerre a détruit toutes les infrastructures d’état civil. Au Tchad, les bororo (peuple autochtones) qui, du fait de leur nomadisme, n’ont pas accès aux pièces d’état civil telles que la carte d’identité, le passeport qui, de surcroît coûtent chers. Au Congo, ce sont les peuples pygmées qui rencontrent encore des difficultés d’accès aux centres d’état civil et aux pièces d’identité. Au Cameroun, l’ignorance fait que certains parents ne déclarent pas les naissances des enfants. Le problème de l’apatridie dans la péninsule de Bakassi après la rétrocession de cette portion de territoire au Cameroun par le Nigéria a également été abordé.

Ce jeudi 1er octobre, il est prévu entre autres travaux la présentation des perspectives gouvernementales relatives au problème d’apatridie. Les résultats à atteindre à l’issue de cette conférence sous-régionale sont  la présentation du travail de la Coalition pour le Droit à la Nationalité en Afrique aux acteurs d’Afrique centrale, le rappel des deux conventions internationales de 1954 et 1961 relatives à l’apatridie, la présentation du Protocole sur le droit à la nationalité en Afrique adopté à Addis Abeba en août 2015, etc.

L’obtention des pièces d’état civil tels que l’acte de naissance, la carte d’identité, le passeport donne accès à des services sociaux de base comme l’éducation, l’emploi et à des libertés telles que celle d’aller et de venir.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 30, 2015 21:16 Mise à jour

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