Cameroun : Genre : Le COECAM sensibilise les femmes sur leurs droits en matière pénale

Louis MBANGA
par Louis MBANGA octobre 28, 2016 06:40

Cameroun : Genre : Le COECAM sensibilise les femmes sur leurs droits en matière pénale

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  • Pendant 2 jours, Le Centre d’orientation et d’éducation du Cameroun (Coecam) a organisé à Yaoundé une session de formation sur les droits de la femme en matière de procédure pénale.

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Pendant 2 jours, Le Centre d’orientation et d’éducation du Cameroun (Coecam) a organisé à Yaoundé une session de formation sur les droits de la femme en matière de procédure pénale.

Quels sont les droits de la femme en matière de procédure pénale ? La femme bénéficie t-elle des droits qui lui sont spécifiques en prison comme devant l’enquêteur ou le juge de jugement ? C’est la problématique qui a sous-tendu la session de formation de deux jours qui s’est achevée ce jeudi 27 octobre 2016 au Centre d’Assistance Sociale et de Santé de Nkoldongo, dans le 4e arrondissement de  Yaoundé. Magistrats, avocats, fonctionnaires de police, assistants sociaux, membres de la société civile ont pris part aux travaux organisés par le Centre d’orientation et d’éducation du Cameroun (Coecam), représentation camerounaise d’une ONG italienne qui lutte pour les droits des détenus.

D’après les explications de Me Justin Ofomo Toueli, avocat au barreau du Cameroun, aucun texte n’encadre les droits de la femme : « aucun avantage n’a été légalement aménagé pour une femme », a-t-il souligné. Et Mme Laure Mol, magistrate, de trancher : « tous les hommes naissent égaux en droits et en devoirs ».La femme en conflit avec la loi bénéficie donc de tous les droits reconnus à l’homme : droit de se faire assister, droit de visite en prison, droit d’avoir accès aux soins de santé, etc.

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Pendant les travaux au CASS de Nkoldongo

Mais la situation de la femme enceinte a retenu l’attention des participants. Me Toueli est revenu sur le Code de procédure pénale qui prévoit par exemple que la femme enceinte ne purge sa peine que 6 semaines après son accouchement, qu’elle n’est pas astreinte au paiement de la contrainte par corps pendant la grossesse et qu’elle ne subit la peine de mort qu’après l’accouchement.

Le rôle de l’assistant social dans les commissariats et les prisons a également été mis sur la table. Il a été question d’en appeler à une collaboration plus étroite entre assistants sociaux et les fonctionnaires de police ou gardiens de prison. L’assistant social a pour rôle de remonter le moral de la femme et la préparer psychologiquement à affronter l’appareil judiciaire.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA octobre 28, 2016 06:40

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