Cameroun : Hortense Nagtchouang : La passion de l’humanitaire

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 19, 2016 06:55 Mise à jour

Cameroun : Hortense Nagtchouang : La passion de l’humanitaire

Grandes Lignes

  • Depuis 10 ans, cette opératrice économique mène un combat pour redonner de l’espoir aux mineurs détenus et aux enfants de la rue. Soins médicaux, dons divers, conseils, Hortense Nagtchouang ne tarit point de moyens pour apporter du sourire à une enfance camerounaise qui se croyait perdu. Gros plan sur une intarissable dévotion pour l’humaine condition.

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Depuis 10 ans, cette opératrice économique mène un combat pour redonner de l’espoir aux mineurs détenus et aux enfants de la rue. Soins médicaux, dons divers, conseils, Hortense Nagtchouang ne tarit point de moyens pour apporter du sourire à une enfance camerounaise qui se croyait perdu. Gros plan sur une intarissable dévotion pour l’humaine condition.

C’est un visage bien connu à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Au quartier des mineurs de ce pénitencier, les jeunes détenus l’appellent affectueusement « la mère ». On le voit, son affection maternelle, Hortense Nagtchouang ne la réserve pas qu’à ses enfants biologiques mais à tous les enfants du Cameroun. Les enfants en détresse plus précisément.

Les mineurs incarcérés et les enfants de la rue trouvent en cette quadragénaire une oreille attentive à leurs cris. Chaque mercredi à la prison de Kondengui, elle conseille les jeunes détenus en présence de leurs parents, elle leur offre des denrées alimentaires, du savon. Les enfants de la rue bénéficient régulièrement de ses gestes de cœur.

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Hortense Nagtchouang

Fodecam

C’est dès son jeune âge que Hortense Nagtchouang se passionne pour la cause des enfants en détresse : « Un jour j’etais en ville, j ai vu un enfant arracher le sac d’une dame. Alors quand je suis rentrée, cette image me taraudait l’esprit, je me suis dis qu’est ce qu’il faut faire pour aider cet enfant tout en sachant qu’il pouvait être victime d’une justice policière ou populaire? », se souvient l’humanitaire.

Pour matérialiser ce rêve d’enfant, l’opératrice économique fonde en 2006 le Forum pour le développement du Cameroun (Fodecam). A travers cette association, elle organise tous les deux ans et ce, depuis 2014, l’opération « cœur en chœur » qui consiste en des campagnes de dépistage de certaines maladies ainsi que des dons gratuits en faveur des jeunes détenus.

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Hortense Nagtchouang en compagnie des détenus mineurs de la prison centrale de Kondengui

Fodecam

Le Fodecam revendique aussi la réinsertion de pas mal d’enfants de la rue dont Martial Ateba, aujourd’hui le plus jeune écrivain de la maison d’édition l’Harmattan-Cameroun, l’insertion de 30 enfants de la rue dans la région du Nord en 2008, ainsi que des dons en produits alimentaires aux détenus mineurs et aux enfants de la rue. Dans les jours qui viennent, Hortense Nagtchouang annonce une conférence-débat le mois prochain sous le thème: « les enfts de la rue et les detenus mineurs, Quels Impacts à l horizon 2035″: »elle sera suivie par la grande campagne nationale de la sensibilisation des familles sur la responsabilité parentale et le droit de l enfant qui est ignoré et bafoué au Cameroun. La finalité de cette campagne c est de créer les cellules d’écoute des familles dans chaque arrondissement des 10 régions afin de combattre la délinquance juvénile et autres », explique la présidente du Fodecam.

La campagne connaîtra la participation de toutes les institutions en charge de la problématique des enfants, sous le patronage du Ministre d Etat, Ministre de la justice et les Communes et villes Unies du Cameroun (CVUC).Une soirée de charité dans le but de récolter les fonds pour un centre d accueil pour les enfants en détresse est également envisagée.L’action humanitaire de Hortense Nagtchouang est loin d’être un long fleuve tranquille : « les Difficultés sont nombreuses, l association étant a but non lucrative, nous avons un manque du personnel. Le refus de coopération de certaines structures gouvernementales, le manque des moyens financiers, la marginalisation des membres, etc ». Mais la détermination à ouvrir sa main et son cœur reste plus forte que tout. Malgré les embûches.

hurinews.com

 

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 19, 2016 06:55 Mise à jour