Cameroun : Jetés en prison par un homme d’affaires : 4 jeunes leaders relaxés dans le Nord-Ouest

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mai 7, 2017 21:02 Mise à jour

Cameroun : Jetés en prison par un homme d’affaires : 4 jeunes leaders relaxés dans le Nord-Ouest

Grandes Lignes

  • Accusés de « vandalisme » par Baba Danpulloh, richissime homme d’affaires établi dans la localité de Santa, au nord-ouest anglophone, ces jeunes défenseurs des droits de l’homme ont été relaxés jeudi 4 mai dernier. Détenu à la prison centrale de Bamenda depuis mai 2016, ils s’opposaient à l’accaparement par le milliardaire des terres appartenant à leur communauté.

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Accusés de « vandalisme » par Baba Danpulloh, richissime homme d’affaires établi dans la localité de Santa, au nord-ouest anglophone, ces jeunes défenseurs des droits de l’homme ont été relaxés jeudi 4 mai dernier. Détenus à la prison centrale de Bamenda depuis mai 2016, ils s’opposaient à l’accaparement par le milliardaire des terres appartenant à leur communauté.

Abue Philip Kpwe, Divine Biame, Cyprian Azong et Bernard Fuh respirent enfin l’air de la liberté depuis le 4 mai dernier. La Cour d’appel du Nord-Ouest leur a à nouveau accordé la liberté sous caution. Celle décidée par la même juridiction le 20 décembre 2016 n’avait pas été autorisée par le Procureur général près ladite Cour.

Membres de la communauté d’Esu, village situé dans la région du Nord-Ouest, ces 4 jeunes leaders communautaires sont accusés par le richissime homme d’affaire El Hadj Baba Danpulloh d’ « actes de vandalisme » et d’ « incendie criminel ».

domaine de dan pulloh

L’un des domaines de Baba Dan Pulloh

Abandon des charges

Dans cette zone, l’une des fortunes les plus célèbres du pays est propriétaire d’une vaste plantation de thé et y pratique de l’élevage bovin. Arrêtés les 25 mai 2016 et 9 juin 2016, ces défenseurs  des droits de la communauté Esu s’opposaient à l’accaparement des terres des villageois par l’homme d’affaires aux fins d’extension de ses activités agricoles.

L’Organisation mondiale contre la torture et la Fédération internationale des droits de l’homme avaient dénoncé une détention arbitraire quelques jours après leur arrestation. Dans un communiqué rendu public le 4 mai dernier, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) a appelé à l’abandon total des charges contre ces leaders jeunes.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mai 7, 2017 21:02 Mise à jour