Cameroun : Justice : La Cour suprême bloque le procès du prisonnier politique Atangana Mebara

Louis MBANGA
par Louis MBANGA décembre 2, 2015 15:59 Mise à jour

Cameroun : Justice : La Cour suprême bloque le procès du prisonnier politique Atangana Mebara

La suite du 3e procès de l’ancien secrétaire général à la présidence au Tribunal criminel spécial reste suspendue aux lèvres des juges de la Cour suprême. Jean Marie Atangana Mebara s’y est pourvu en cassation pour dénoncer sa condamnation à 20 ans de prison en octobre 2013.

Nouveau report du procès de Jean Marie Atangana Mebara. A l’audience de ce 1er décembre 2015,  le collège des juges du Tribunal criminel spécial n’a eu que le temps de constater l’absence de l’accusé qui n’a pas été extrait de la prison centrale de Kondengui. La cause a été reportée au 17 décembre prochain au motif de  l’attente d’une audience de la Cour suprême au sujet du pourvoi en cassation introduit par l’ancien secrétaire  général à la présidence de la République après s condamnation à 20 ans de prison pour détournements de deniers publics le 2 octobre 2013.

Accusé du détournement d’environ 4 milliards de F Cfa destinés à compléter l’acompte versé en 2001 pour l’acquisition d’un avion pour le chef de l’Etat, Jean Marie Atangana Mebara se bat depuis plusieurs mois pour faire comparaître ses témoins. Il s’agit de deux responsables du constructeur d’aéronef américain Boieng. Si le parquet dit avoir fait de son mieux pour rendre possible cette comparution et que le blocus se situe au niveau du ministère des Relations extérieures, les avocats de Mebara accusent le ministère public de dilatoire dont le but est de ne pas faire comparaître les témoins.

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Dans cette affaire, tous les témoins de l’accusation  ont reconnu que les 4 milliards de f Cfa débloqués  par la Société nationale des hydrocarbures fin juin 2003 sont bel et bien parvenus à Boeing. Jean Marie Atangana Mebara est sous le coup d’une double condamnation pour malversations financières : l’une  à 15 ans  de prison en appel (après acquittement  en jugement) qui est toujours pendante à la Cour suprême, l’autre à 20 ans de prison ferme.

En mai 2014, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a recommandé à l’Etat du Cameroun de le libérer et de le dédommager à hauteur de 800 millions de f Cfa pour détention arbitraire. Depuis le 12 juin 2014, il est reconnu comme prisonnier politique par l’ONG française Comité de libération des prisonniers politiques au Cameroun (Cl2p).

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA décembre 2, 2015 15:59 Mise à jour