Cameroun: Justice: Le prisonnier politique Paul Eric Kingue sur le chemin de la liberté

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mai 21, 2015 17:39 Mise à jour

Cameroun: Justice: Le prisonnier politique Paul Eric Kingue sur le chemin de la liberté

Au cours de l’audience de ce jeudi 21 mai, la Cour suprême a reconnu les nombreux vices qui ont entaché la procédure contre l’ancien Maire de Njombé-Penja depuis 2008. D’après son conseil, le délibéré prévu le 18 juin prochain pourrait lui ouvrir le chemin de la liberté.

La date du 18 juin 2015 sera t-elle mémorable pour Paul Eric Kingue? Il y a lieu de le croire au regard de la tournure heureuse que semble avoir pris son affaire à la Cour suprême, à Yaoundé. Au cours de l’audience de ce 21 mai 2015, le rapporteur de la Cour suprême, M.Ateba Omballa, a indiqué que de nombreux vices ont entaché la procédure judiciaire contre l’ex-Maire de Njombe Penja: « je vous remercie pour votre clairvoyance, je suis heureux de ne m’être pas trompé , j’avais la conviction que la loi a été violée », s’est réjouit Paul Eric Kingue. Et la présidente du collège des juges de lui rappeler qu’il ne s’agit que d’un rapport qui n’est pas la décision de la Cour elle-même. Mais d’après Me René Manfo, il est fort possible que son client, Eric Kingue, recouvre la liberté le 18 juin prochain, date à laquelle le verdict a été fixé par la Cour.

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Arrêté en mars 2008 au plus fort des émeutes de février 2008, Paul Eric Kingue est sous le coup de 2 condamnations. L’une à 6ans de prison puis 3 ans en appel pour complicité de pillage en bande et une autre à la prison vie puis à 10 ans de prison en appel pour le même fait. Mais selon toute vraisemblance, son tort est d’avoir dénoncé le non reversement par la société Plantations du Haut Penja, filiale de la française Compagnie fruitière, des taxes à la commune de Njombé Penja (non loin de Douala) dont il avait la charge.

En novembre dernier, le Groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU avait exigé de l’Etat du Cameroun que Paul Eric Kingue soit libéré et indemnisé pour « détention arbitraire ». Ce à quoi le gouvernement camerounais s’est toujours refusé. Dans une interview accordée à Radio France International au lendemain de la publication des recommandations, le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma, avait déclaré que le Cameroun n’entend pas céder aux exigences de l’Onu.

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Louis MBANGA
par Louis MBANGA mai 21, 2015 17:39 Mise à jour