Cameroun : Justice : Le procès des leaders anglophones reporté au 23 mars prochain

Louis MBANGA
par Louis MBANGA février 14, 2017 05:30 Mise à jour

Cameroun : Justice : Le procès des leaders anglophones reporté au 23 mars prochain

Accusés d’actes de terrorisme, ils devront à nouveau comparaître au tribunal militaire de Yaoundé en compagnie de leurs témoins.

Après l’ouverture de leur procès le 1er février dernier, Dr Fortem Aforteka’a Neba et Me Nkongho Felix Agbor Balla, deux leaders de la Cameroon Anglophon Civil Society Consortium (CASSC) étaient de nouveau devant la barre ce lundi 13 février 2017 au Tribunal militaire de Yaoundé. La collégialité des juges militaires a reporté la cause au 23 mars prochain pour comparution des témoins des accusés après 3 heures d’audience

Dr Fortem Aforteka’a Neba et Me Nkongho Felix Agbor Balla sont accusés de recours aux actes de terrorisme susceptibles de donner la mort,
hostilités envers la patrie, sécession, révolution, complicité des actes de terrorisme, rébellion collective, propagation de fausses nouvelles. Un autre accusé au nom de Mancho BBC est poursuivi pour défaut de carte d’identité. Ces derniers sont détenus à la prison centrale de Yaoundé tout comme 4 autres accusés.

image anglophone

Les leaders anglophones en attendant l’ouverture de leur procès au tribunal militaire le 1er février dernier

Fédéralisme

Ce procès est suivi de très  près par les organisations de défense des droits de l’homme. Me Saskia Ditishem de Avocats Sans Frontières, Maximilienne Ngo Mbe, directrice du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) ont pris part à cette audience. Dans un communiqué rendu public le 20 janvier dernier, le Rédhac avait conclu à un « enlèvement ». Allusion faite à l’arrestation 3 jours plutôt des leaders anglophones.

Le tort des leaders de la CASSC est d’avoir posé comme revendication parmi tant d’autres, le retour au fédéralisme, forme étatique adoptée par le Cameroun entre le 1er octobre 1961 et le 20 mai 1972 . La crise anglophone se poursuit jusqu’à ce jour à travers des villes-mortes, la grève des enseignants et des avocats. Les écoles dans les deux régions anglophones du pays sont toujours fermées. Depuis plusieurs années, la communauté anglophone se plaint d’être traité comme des citoyens de seconde zone par le pouvoir central majoritairement francophone.

hurinews.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louis MBANGA
par Louis MBANGA février 14, 2017 05:30 Mise à jour