Cameroun : Justice : Le réfugié politique D. Ambassa Zang accuse le Contrôle de l’Etat d’être aux ordres du politique

Louis MBANGA
par Louis MBANGA août 29, 2017 04:15 Mise à jour

Cameroun : Justice : Le réfugié politique D. Ambassa Zang accuse le Contrôle de l’Etat d’être aux ordres du politique

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  • Dans une correspondance adressée le 27 août dernier à la ministre en charge du Contrôle supérieur de l’Etat, l’ancien ministre des Travaux publics et député, exilé politique en France, dit avoir été condamné par cette institution le 30 juin dernier pour des faits qui lui ont valu la réclusion à vie au pénal. Dieudonné Ambassa Zang accuse la ministre Mba Acha Rose d’agir ainsi sur ordres du politique.

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Dans une correspondance adressée le 27 août dernier à la ministre en charge du Contrôle supérieur de l’Etat, l’ancien ministre des Travaux publics et député, exilé politique en France, dit avoir été condamné par cette institution le 30 juin dernier pour des faits qui lui ont valu la réclusion à vie au pénal. Dieudonné Ambassa Zang accuse la ministre Mba Acha Rose d’agir ainsi sur ordres du politique.

« Vous [avez] opté d’obéir aux ordres plutôt que de dire le droit dans l’espoir de ne pas vous retrouver dans la situation dans laquelle je me trouve actuellement », rappelle Dieudonné Ambassa Zang au ministre délégué à la présidence en charge du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe). Dans une lettre ouverte adressée à cette dernière le 27 août dernier, l’ancien ministre des Travaux publics et ancien député du parti au pouvoir (RDPC) accuse Mba Acha Rose d’avoir porté gravement atteinte à ses droits fondamentaux avant de conclure que « l’État du Cameroun n’est plus un État démocratique et de droit ».

En effet, le 30 juin dernier, l’ancien ministre des Travaux publics (24 août 2002-8 décembre 2004) a été reconnu coupable devant le Conseil de discipline budgétaire et financière du Consupe d’irrégularités de gestion d’un montant de 7,5 milliards de F CFA ainsi que d’une amende de 2 millions de F CFA. L’ancien député de la Mefou et Afamba (centre) reproche au ministre en charge du Consupe de ne lui avoir pas encore notifié cette décision afin qu’il puisse saisir le tribunal administratif pour la contester.

AMBASSA-ZANG« Ne bis in idem »

L’ancien ministre a été condamné par le Consupe pour des faits qui lui ont déjà valu la réclusion à vie au pénal en juin 2015 devant le Tribunal criminel spécial. La décision a fait l’objet d’un pourvoi en cassation à la Cour suprême. Mais cette dernière n’a toujours pas vidé sa saisine alors que la loi lui donne 6 mois pour trancher. Dans sa correspondance, Dieudonné Ambassa Zang dit avoir été condamné deux fois pour les mêmes faits, en violation du principe juridique du « ne bis in idem (sic) ».

Exilé politique en France depuis 2010, Dieudonné Ambassa Zang est accusé par la justice camerounaise de malversations financières de l’ordre de 5,8 milliards de F CFA du temps où il fut ministre des Travaux publics. L’Union interparlementaire (Uip) qui suit son affaire de près a qualifié sa condamnation à vie de sévère en octobre 2015. Cet organisme international qui réunit une centaine de parlements dans le monde a toujours soutenu que les charges retenues contre l’ancien député sont davantage des irrégularités de gestion que des détournements de fonds au sens criminel du terme. Pour l’Uip, Dieudonné Ambassa Zang est victime de sa liberté de ton en tant que député et de sa volonté de combattre la corruption au ministère des Travaux publics.

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par Louis MBANGA août 29, 2017 04:15 Mise à jour