Cameroun : Justice : 2 ans sans jugement pour le prisonnier politique Me A.Harrissou

Louis MBANGA
par Louis MBANGA août 24, 2016 12:57 Mise à jour

Cameroun : Justice :  2 ans sans jugement pour le prisonnier politique Me A.Harrissou

Son affaire qui s’est ouverte en janvier dernier a connu neuf renvois d’audience depuis décembre 2015.

Toujours pas d’ouverture de débats au Tribunal Militaire de Yaoundé pour Me Abdoulaye Harissou deux ans après. Pourtant ladite affaire s’est ouverte le 22 janvier 2016. Jusqu’ici elle a connu 9 renvois depuis le mois de décembre 2015. Le notaire du prisonnier politique Marafa Hamidou Yaya est accusé, en complicité avec Aboubakar Sidiki, l’homme d’affaires, des faits «d’outrage au Président de la République, hostilité contre la patrie et révolution, assassinat, détention et port d’armes illégales et de munitions».

Me-Harissou

Pour rappel la première audience a eu lieu le 22 janvier 2016. Il faudra attendre voir passer sept mois pour la tenue de la deuxième audience. C’était alors le 18 septembre 2015. Ce jour-là le motif du report de l’audience était la citation directe des témoins de l’accusation. Le 15 avril 2016, date de la troisième audience, le commissaire du Gouvernement précise à la cour que les deux témoins qu’il a cités refusent de se présenter devant la barre. «Le Tribunal va continuer à mobiliser ses ressources pour obtenir leur présence à la barre», avait, à l’époque, indiqué le Procureur. Ce fut donc sur cette promesse que l’affaire avait été renvoyée au 18 mai 2016 pour comparution de ces mêmes témoins.

Me Harrissou 2

Mobilisation internationale pour la libération de Me Harissou

Pour une énième fois, elle est reportée au 15 juin 2016. À l’audience de ce jour, elle est de nouveau renvoyée au 13 juillet 2016 pour la comparution des deux policiers jusqu’ici absents. «Rien n’y fera, les flics ne plieront pas devant la justice militaire». Après le 13 juillet, le prochain report surviendra à l’audience du 12 août dernier. Détenu à la prison centrale de Yaoundé depuis son arrestation le 23 août 2014 par la Dgre, les services de contre-espionnage camerounais, Me Abdoulaye Harissou est reconnu comme prisonnier politique par le Comité de libération des prisonniers politiques (CL2P), une ONG basée à Paris en France.

hurinews.com

Source : Le Jour

Louis MBANGA
par Louis MBANGA août 24, 2016 12:57 Mise à jour

Abonnez-vous à notre newsletter