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Cameroun : Justice : Vers la libération sous condition des leaders anglophones ?

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Au cours d’une audience ce mercredi 24 mai 2017 au Tribunal militaire de Yaoundé, le ministère public a requis une libération du Dr Fontem Neba et de Me Felix Nkongho Agbor. Les représentants du parquet ont cependant proposé le rejet de la demande de mise en liberté du révolutionnaire Mancho Bibixy et de 24 autres jeunes interpellés lors des manifestations dans la zone anglophone.

Le 7 juin prochain risque être un grand jour pour Me Nkongho Felix Agbor et de Dr Fontem Neba. L’avocat et l’universitaire, leaders du consortium des organisations de la société civile de la zone anglophone dissout par le gouvernement en janvier dernier, pourraient recouvrer la liberté à cette date si le Tribunal militaire de Yaoundé donne suite aux réquisitions du ministère public.

Au cours de l’audience de ce mercredi 24 mai 2017, le commissaire du gouvernement, représentant du parquet, s’est montré favorable à la libération de Me Nkongho Felix Agbor et du Dr Fontem Neba. A condition, précise le parquet, que cette libération soit assortie de mesures de surveillance judiciaire devant leur permettre d’être présents à leur procès. Pour soutenir leur demande de mise en liberté, les avocats des deux leaders anglophones ont avancé comme arguments leurs garanties de représentation du fait de leur notoriété et de leur valeur professionnelle.

tribunal militaire
Au tribunal militaire de Yaoundé

Rejet de la demande de mise en liberté

S’agissant de Mancho Bibixy, tête de proue de la fameuse « révolution du cercueil » à Bamenda et de 24 autres jeunes arrêtés pendant les manifestations dans la zone anglophone, le ministère public a requis le rejet de leur demande de remise en liberté. Raison évoquée : la légèreté des motivations de ladite demande (un certificat médical établi à Bamenda pour un accusé détenu à Yaoundé) ainsi que les faits à eux reprochés qui ne leur donne pas droit à la liberté provisoire parce qu’ils encourent la peine de mort.

Me Nkongho Agbor Felix, Dr Fontem Neba, Mancho Bibixy et les 24 autres accusés sont poursuivis pour hostilité contre la patrie, outrage à corps constitué et aux fonctionnaires, rébellion, dégradation des biens publics, pillage en bande, coaction d’acte de terrorisme et défaut de carte nationale d’identité.

hurinews.com

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2 Commentaires

  1. […] Mancho Bibixy et de 24 jeunes manifestants ont également connu le même sort. Pourtant, lors de la dernière audience, si le ministère public s’est opposé à la libération de Mancho Bibixy et des 24 jeunes […]

  2. […] militaire de Yaoundé pour « actes de terrorisme » et encourent la peine de mort. Lors de la dernière audience, le ministère public a requis la liberté provisoire assortie de mesure de surveillance judiciaire […]