Cameroun : Justice : Vers une Coalition contre la peine de mort

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 21, 2016 14:49 Mise à jour

Cameroun : Justice : Vers une Coalition contre la peine de mort

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  • A l’initiative de l’Association Droit et Paix, une conférence nationale sur l’abolition de la peine de mort au Cameroun a eu lieu ce mercredi 21 septembre à Yaoundé.

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A l’initiative de l’Association Droit et Paix, une conférence nationale sur l’abolition de la peine de mort au Cameroun a eu lieu ce mercredi 21 septembre à Yaoundé.

Elle demeure en travers de la gorge. La loi N°2014/28 portant répression des actes de terrorisme. Promulguée le 23 décembre 2014, cette loi rend applicable la peine de mort pour toute personne coupable d’acte terroriste. Preuve s’il en était encore besoin que la peine de mort reste une réalité au Cameroun. C’est pour aller en guerre contre la peine de mort que l’Association Droits et Paix et son partenaire Ensemble contre la peine de mort a organisé ce mercredi 21 septembre à l’hôtel La Falaise de Yaoundé une conférence nationale sur l’abolition de la peine de mort au Cameroun.

Centrée sur le thème « l’urgence d’abolir la peine de mort au Cameroun », cette conférence a eu pour objectif entre autres de mobiliser les acteurs autour de la question de l’abolition de la peine de mort et de susciter des réformes u niveau de la législation pénale pour la conformer à la Constitution. Pour l’association Droits et Paix, il est plus que nécessaire pour le Cameroun d’extirper la peine de mort de son arsenal législatif : « la peine de mort donne souvent lieu à des procès iniques, il peut y avoir des erreurs judiciaires et on aboutirait à l’exécution des innocents », explique Me Toko Monkam Nestor, avocat et président de cette association.

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Moratoire

Il est attendu à l’issue de cette conférence la mise en place d’une Coalition Nationale contre la peine de mort.  D’après le gouvernement camerounais, la peine de mort a tout son sens du fait de son caractère dissuasif. Bien plus, soutiennent les autorités camerounaises, si la peine de mort est prononcée dans les tribunaux, elle n’est cependant plus exécutée. Mais d’après Me Toko Monkam, il faut rester vigilant : « à tout moment, les exécutions peuvent reprendre, d’où la nécessité pour les autorités de signer un moratoire officiel dans lequel il s’engage formellement de ne plus exécuter, c’est d’ailleurs l’un des objectifs de cette conférence », souligne le président de Droits et Paix.

La conférence a réunis membres du gouvernement, députés, sénateurs, magistrats, avocats, gardiens de prison, acteurs de la société civile. Elle bénéficie de l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie. D’après le rapport 2012 du ministère de la Justice sur l’état des droits de l’homme au Cameroun, 102 personnes ont été condamnés à mort.

hurinews.com

 

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par Louis MBANGA septembre 21, 2016 14:49 Mise à jour