Cameroun : Liberté d’association : La Commission africaine des droits de l’homme réhabilite le parti UPC

Louis MBANGA
par Louis MBANGA janvier 29, 2017 10:16

Cameroun : Liberté d’association : La Commission africaine des droits de l’homme réhabilite le parti UPC

Grandes Lignes

  • La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) invite l’Etat du Cameroun à rétablir le parti historique Union des populations du Cameroun (l’UPC) dans ses droits à la participation politique. Seule l’UPC favorable au gouvernement existait jusque-là.

Articles Similaires

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) invite l’Etat du Cameroun à rétablir le parti historique Union des populations du Cameroun (l’UPC) dans ses droits à la participation politique. Seule l’UPC favorable au gouvernement existait jusque-là.

Fin de 60 ans de maquis pour l’Union des populations du Cameroun (UPC). Dans sa décision adoptée le 18 février 2016 mais publiée par l’UPC au cours d’un point de presse à Douala le 24 janvier dernier, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) invite l’Etat du Cameroun à  veiller à ce que l’UPC combattante sous l’appellation « UPC-Manidem » recouvre la pleine jouissance de ses droits à la participation politique, suivant la loi n° 1990/056 du 19 décembre 1990 en vigueur et Ordonnance n° 02/0/PCA/92-93 du 16 décembre 1992 de la Cour suprême.

Autrement dit, l’UPC, parti historique qui a combattu pour une réelle indépendance du Cameroun, peut désormais exercer en toute légalité. Cette dernière lui a été longtemps déniée par les régimes d’Ahmadou Ahidjo et de Paul Biya. Dissout en  1955 par les autorités coloniales puis rétabli dans la légalité par décret du 25 février 1960 (deux mois après l’indépendance du Cameroun), le parti va entrer en clandestinité une fois ses leaders tués pour certains et contraints à l’exil pour d’autres.

logo_UPC cameroun

Le sigle du parti historique UPC

Loi de 1990

En 1990, le vent des libertés souffle sur le continent africain. Le président de la République, Paul Biya, promulgue la loi sur la liberté de réunion et d’association le 19 décembre 1990. En son article 21, la loi dispose que  <<les  partis politiques qui  existent  légalement  à  la  date  de la promulgation de la présente loi  n’ont  pas à demander  une  nouvelle  autorisation>>.

Fort de cette disposition légale, l’UPC saisit le ministère de l’Administration territoriale de l’époque pour être rétabli dans ses droits : « l’UPC n’a pas d’existence légale », leur répondent les autorités. Mais ces dernières vont légaliser une UPC portées par deux ex-militants de ce parti devenus membres du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).Ce sera le début d’une longue bataille judiciaire qui vient de connaître son épilogue à la CADHP.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA janvier 29, 2017 10:16