Cameroun: Liberté d’entreprendre: Le secteur privé va en guerre contre la corruption

Louis MBANGA
par Louis MBANGA novembre 19, 2014 20:44 Mise à jour

Cameroun: Liberté d’entreprendre: Le secteur privé va en guerre contre la corruption

la salle des conférence de la Conac au moment de la cérémonie

la salle des conférence de la Conac au moment de la cérémonie

 Le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) et la Commission nationale anti-corruption (Conac)  ont signé ce mercredi 18 novembre à Yaoundé une convention de partenariat en vue de promouvoir l’éthique dans le monde des affaires.

Tel un cancer qui ronge le corps humain, la corruption est une gangrène qui rogne la société camerounaise. Le monde des affaires n’en est pas moins épargné. Pourtant, l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2035 n’est possible qu’avec un secteur privé imprégné des valeurs d’éthique et de bonne gouvernance.

C’est fort de ce constat que deux conventions de partenariat ont été signées ce mercredi 18 novembre 2014 à Yaoundé. L’une entre le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) et la Commission nationale anti-corruption (Conac) et l’autre entre le Gicam et le Business Coalition against corruption.

La cérémonie a eu lieu au siège de la Conac sis au palais des Congrès de Yaoundé. Y prenaient part des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique, des organisations de la société civile et des responsables d’entreprise.

le Palais des Congrès de Yaoundé, siège de la Commission nationale anti-corruption

le Palais des Congrès de Yaoundé, siège de la Commission nationale anti-corruption

Appel à une synergie d’action

Dans son allocution, le président de la Conac, révérend Dieudonné Massi Gams a prédit que le chantier de la lutte contre la corruption dans les affaires est immense tant le mal est profond. La fraude douanière, la contrefaçon, l’incivisme fiscal, l’arnaque des opérateurs économiques par les administrations (la pratique des 30 % ) sont entre autres les maux décriés par Massi Gams et qui sévissent dans le monde des affaires.

Aussi le patron de la Conac a t-il lancé un appel à une synergie d’actions entre tous les maillons intervenant dans la chaîne de la lutte contre la corruption:« une seule main ne saurait attacher un paquet », ont reconnu aussi bien Dieudonné Massi Gams que le président du Gicam, André Fotso.

Michel Biem Tong

Louis MBANGA
par Louis MBANGA novembre 19, 2014 20:44 Mise à jour

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