Cameroun: Liberté d’expression: Des militants de l’opposition arrêtés et tabassés à Yaoundé

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 30, 2016 07:22

Cameroun: Liberté d’expression: Des militants de l’opposition arrêtés et tabassés à Yaoundé

Ils voulaient tenir ce mardi 29 mars 2016 une conférence de presse pour s’opposer à la candidature de Paul Biya à la prochaine présidentielle. Mais la police les en a empêché. Tabassés puis arrêtés, ils ont été relaxés tard dans la nuit.

Des policiers et gendarmes qui tabassent et embarquent de force près d’une vingtaine de militants de l’opposition dans un car bleu de la police. Un char anti-émeute qui arrose des leaders de partis assis à même le sol et explose du gaz lacrymogène qui envahit l’intérieur d’un hôpital alentours. Le sous-préfet de Yaoundé 4e, Martin Locko Motassi, qui fait savoir à des leaders de l’opposition que « c’est mon interprétation de la loi, si vous avez la vôtre, saisissez la justice et elle tranchera ». Voilà le spectacle qui s’offrait au passant ce mardi 29 mars 2016 au lieu dit dispensaire Odza, à Yaoundé.

Non loin de là, se situe le siège du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) où était prévue une conférence de presse. Au cours de cet échange avec les hommes de médias, des partis d’opposition tels que le Mrc, l’Union des populations du Cameroun (Upc), l’Univers et le Cameroon People’s Party comptaient constituer un front du non à la candidature de Paul Biya à la prochaine élection présidentielle. Mais avant l’heure de la conférence, une trentaine de policiers avaient déjà envahi le siège du Mrc.

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« Réunion non déclarée »

La raison avancée par le sous-préfet de Yaoundé 4e qui est descendu sur les lieux est que la conférence de presse n’a pas fait l’objet d’une déclaration préalable comme l’exige la loi du 19 décembre 1990 portant régime des réunions et manifestations publiques. Mais pour les organisateurs, la conférence de presse ne nécessitait pas une déclaration préalable puisqu’elle devait avoir lieu au siège d’un parti politique qui n’est pas un lieu public mais un domicile privé d’une association.

Aux dernières nouvelles, la trentaine de militants de l’opposition interpellés en matinée a été  relâchés aux environ de 22 heures après avoir été auditionnés par les services de renseignement généraux et la gendarmerie nationale.

Michel BIEM TONG

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Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 30, 2016 07:22