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Cameroun : Libertés publiques : Le gouvernement conteste le rapport de Freedom House

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Au cours d’un point de presse ce mardi 24 mai, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a souligné que les libertés publiques ne sont pas réprimées au Cameroun et que le rapport de Freedom House est un acharnement sur le Cameroun.

Désinformation. Le gouvernement camerounais ne porte pas de gant pour disqualifier le rapport de l’ONG américaine Freedom House « Freedom in the World 2016. Anxious Dictators, Wavering Democracies: Global Freedom under Pressure ». Dans ce rapport rendu public récemment, l’ONG fait état de la dégradation des libertés publiques au Cameroun. Faux, rétorque Issa Tchiroma Bakary, au cours d’une conférence de presse le 24 mai dernier à Yaoundé : « …même lorsqu’une manifestation ne fait l’objet d’aucune interdiction, les organisateurs de ces rencontres doivent s’en tenir à leur objet et leur lieu de déroulement tels que préalablement déclarés auprès des autorités compétentes. D’une manière générale, les motifs retenus pour l’interdiction d’une réunion ou d’une manifestation publiques ne peuvent procéder que de la loi », tranche le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

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Image de la répression du 29 mars 2016 à Yaoundé

Dans son rapport, Freedom House classe le Cameroun dans la catégorie « pas libre du tout » : « Le Gouvernement considère qu’un tel acharnement ne peut être le fait du simple hasard. Car, comment comprendre que des organisations, aussi variés et venant d’horizons divers, en viennent à chaque fois à conclure sur des contre-vérités aussi manifestes que celles contenues dans leurs différentes adresses ? », fulmine Issa Tchiroma. D’après ce dernier, la transparence électorale, la liberté de presse et la lutte contre la corruption sont une réalité au Cameroun.

tchiroma opération épervier

S’agissant du respect des droits de l’homme dans la lutte contre Boko Haram, le ministre de la Communication a indiqué que : « nos Forces de Défense et de Sécurité bénéficient d’une solide formation incluant la prise en compte du respect des droits de l’Homme dans l’exercice de leur métier et même en matière de lutte contre le terrorisme. L’erreur étant humaine, lorsque des cas d’exactions sont notés, des procédures disciplinaires sont engagées à l’encontre de leurs auteurs qui, lorsque cela s’avère nécessaire, en répondent devant les juridictions compétentes », clarifie le porte-parole du gouvernement.

hurinews.com

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