Cameroun : Lutte contre Boko Haram : Encore des témoignages accablants contre l’armée camerounaise

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 11, 2016 16:24 Mise à jour

Cameroun : Lutte contre Boko Haram : Encore des témoignages accablants contre l’armée camerounaise

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  • Ces témoignages faisant état entre autres de tortures, de meurtres, de disparitions forcées ont été recueillis par l’ONG Amnesty International.

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Ces témoignages faisant état entre autres de tortures, de meurtres, de disparitions forcées ont été recueillis par l’ONG Amnesty International.

Revoici l’armée camerounaise au banc des accusés. Hier c’était un rapport rendu public le 14 juillet dernier à Yaoundé par l’ONG Amnesty International sur les violations des droits de l’homme dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Aujourd’hui, c’est un article intitulé « protégez nos droits dans la lutte contre contre Boko Haram » publié il y a quelques jours sur   le site internet de l’organisation internationale qui se fait l’écho des récriminations des populations vivant dans les localités de l’Extrême-Nord ciblées par la secte islamiste.

Les témoignages recueillis par Amnesty International sont accablants : « nos forces de sécurité nous ont fait encore plus souffrir que Boko Haram…les militaires ont tué ma sœur et sa fille de sept ans. Tous les hommes, y compris mon mari et mes fils ont été emmenés dans des camions », confie Bintou, habitante de Magbeme, à l’Extrême-Nord du pays. La procédure judiciaire contre certains présumés terroristes interpellés par les forces de défense laisse à désirer : « le procureur n’a jamais besoin de convoquer des témoins. Il lui suffit de dire qu’un informateur a indiqué que l’accusé était membre de Boko Haram », explique un avocat basé à Maroua.

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Le Bataillon d’intervention rapide, unité d’élite de l’armée camerounaise

C’est à la prison de Maroua justement que sont détenus les présumés membres de la secte terroriste Boko Haram. Dans ce pénitencier, les prisonniers vivent un véritable calvaire à en croire l’un d’eux : « Deux détenus ont été si violemment frappés qu’ils sont morts devant nous. Cette nuit-là, nous avons dormi dans une cellule avec deux cadavres », se souvient un détenu de 70 ans.  Les autorités camerounaises arguent toujours du caractère asymétrique et de la guerre contre Boko Haram pour expliquer ces débordements de l’armée camerounaise.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 11, 2016 16:24 Mise à jour

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