Cameroun : Lutte contre Boko Haram : L’armée, respectueuse des droits de l’homme selon le gouvernement

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juillet 21, 2016 16:30

Cameroun : Lutte contre Boko Haram : L’armée, respectueuse des droits de l’homme selon le gouvernement

Grandes Lignes

  • Au cours d’une conférence de presse ce mercredi 20 juillet 2016, le ministre de la Communication a donné la réponse du gouvernement au dernier rapport d’Amnesty International sur les violations des droits de l’homme dans la lutte contre le terrorisme à l’Extrême-Nord du pays.

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Au cours d’une conférence de presse ce mercredi 20 juillet 2016, le ministre de la Communication a donné la réponse du gouvernement au dernier rapport d’Amnesty International sur les violations des droits de l’homme dans la lutte contre le terrorisme à  l’Extrême-Nord du pays.

Un rapport en total déphasage avec la réalité. Telle est la position du gouvernement camerounais relatif au dernier rapport d’Amnesty International rendu public le 14 juillet dernier. Au cours d’une conférence de presse ce mercredi 20 juillet 2016 à Yaoundé, le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary a fait remarquer que ce rapport fait actuellement l’objet d’un rejet consensuel de la part de l’opinion nationale.

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Selon le porte-parole du gouvernement, la préservation des droits humains par le Cameroun dans la lutte contre Boko Haram a été saluée par la communauté internationale : « La parfaite observance de ces principes par notre pays a d’ailleurs été relevé et ceci de façon formelle, par le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu réuni en sa session du 01er avril 2015  Genève.Au cours de ces assises en effet, le Conseil des Droits de l’Homme a réaffirmé au Cameroun l’appréciation du Système des Nations Unies pour les actions menées par notre pays à cet égard », s’est félicité Issa Tchiroma.

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Le rapport d’Amnesty International qui fâche

Droit international humanitaire

Pour le ministre de la Communication, la guerre contre la secte islamiste Boko Haram n’est pas une guerre conventionnelle qui nécessite un quelconque respect du droit international humanitaire : « le contexte de la lutte contre le terrorisme impose par lui-même des spécificités dans la conduite d’une telle lutte, qui ne sauraient s’identifier à des situations de conflit conventionnel ». Par ailleurs, toutes les exactions commises par les forces de défense, souligne le ministre, sont sévèrement sanctionnées. Issa Tchiroma a également regretté qu’ « Amnesty International, dans une véritable posture de procureur contre la cause du Cameroun, préfère ne faire aucun cas des exactions commises par un agresseur pourtant parfaitement connu, dans une situation dans laquelle notre pays n’a ni initiative de belligérance, ni responsabilité de violence ».

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Louis MBANGA
par Louis MBANGA juillet 21, 2016 16:30