Cameroun : Lutte contre Boko Haram : Le REDHAC exige de la lumière sur les 25 morts de Magdeme et Doublé

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 17, 2017 07:43

Cameroun : Lutte contre Boko Haram : Le REDHAC exige de la lumière sur les 25 morts de Magdeme et Doublé

Grandes Lignes

  • Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) commémorait jeudi 16 mars dernier à Yaoundé le deuxième anniversaire de la mort de 25 personnes dans les cellules de gendarmerie de Maroua (Extrême-Nord) au cours d’une opération de ratissage dans les villages de Magdeme et Doublé par l’armée camerounaise.

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Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) commémorait jeudi 16 mars dernier à Yaoundé le deuxième anniversaire de la mort de 25 personnes dans les cellules de gendarmerie de Maroua (Extrême-Nord) au cours d’une opération de ratissage dans les villages de Magdeme et Doublé par l’armée camerounaise.

Décembre 2014. 25 personnes suspectées d’appartenance à Boko Haram raflées avec d’autres par des éléments des forces de défense camerounaise, conduites puis enfermées dans des locaux presqu’hermétiques de la légion de gendarmerie de l’Extrême-Nord et mortes sans doute asphyxiées dans des conditions inhumaines de détention. Des images qui restent en travers de la gorge de leurs familles.

L’affaire a été portée à l’attention du public en février 2015 par le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC). C’est pour commémorer le 2e anniversaire de cette disparition que le REDHAC a organisé à l’hôtel des députés de Yaoundé une conférence-débat.

REDHAC

Commission africaine des droits de l’homme et des peuples

 Face à la presse et aux organisations de la société civile, il a été question pour le REDHAC d’attirer l’attention des autorités camerounaises sur ce drame : « nous sollicitons que les autorités compétentes fassent la lumière sur cette affaire, que les corps soient restitués aux parents afin que les victimes puissent bénéficier d’une digne sépulture et que leurs proches fassent le deuil », explique  Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du REDHAC.

La responsable du Réseau a également rappelé que les principes et directives sur les droits de l’homme et des peuples dans la lutte contre le terrorisme en Afrique ont été adoptés à la 56e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples à Banjul, en Gambie du 21 avril au 7 mai 2015.

REDHAC 2

Les images des disparues portées par un membre de leurs familles exposées au cours de la conférence-débat.

L’auteur de cette tragédie de Magdémé et de Doublé, le colonel Ze Onguene, commandant de la légion de gendarmerie de l’Extrême-Nord au moments des faits, est au centre d’un procès au Tribunal militaire de Yaoundé pour « négligence », « violation de consignes ». Des motifs ridicules d’après le REDHAC qui exige que ce haut gradé de la gendarmerie soit jugé proportionnellement à la faute commise.

hurinews.com

 

 

 

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 17, 2017 07:43

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