Cameroun : Lutte contre Boko Haram : Les Etats-Unis accablent les forces armées

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 15, 2017 20:54

Cameroun : Lutte contre Boko Haram : Les Etats-Unis accablent les forces armées

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  • Comme celui d’Amnesty International, le rapport du département d’Etat américain sur l’état des droits de l’homme au Cameroun estime que les forces de défense et les services de renseignements ont violé les droits humains dans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

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Comme celui d’Amnesty International, le rapport du département d’Etat américain sur l’état des droits de l’homme au Cameroun estime que les forces de défense et les services de renseignements ont violé les droits humains dans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

Après le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) en janvier 2015, après les rapports annuels et spécifiques d’Amnesty International de 2015 et 2016, après ceux de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés de 2014 et 2015, c’est au tour des Etats-Unis de hausser le ton contre l’armée camerounaise engagée dans la lutte contre la secte islamiste Boko Haram.

Dans un rapport de 45 pages qu’il vient de rendre public sur l’état des droits de l’homme au Cameroun en 2016, le département d’Etat américain dénonce des arrestations et détentions arbitraires, des disparitions forcées, des cas de tortures et d’homicides. Au banc des accusés, le Bataillon d’intervention rapide (unité spéciale de l’armée), le Bataillon d’infanterie motorisée, la gendarmerie et la Délégation générale à la recherche extérieure (DGRE), les services secrets camerounais.

USA

Ahmed Abba

En s’appuyant sur un rapport d’Amnesty International, les Etats-Unis s’inquiète de la disparition d’au moins 130 personnes civiles depuis décembre 2014 à Magdeme et à Doublé. Ils restent introuvable jusqu’à ce jour. Le rapport des USA évoque comme Amnesty International des cas de tortures. Soit 29 au total attribué à des éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR) dans leur base militaire à Salak (Extrême-Nord) et Mora ainsi qu’aux fins limiers de la DGRE à Yaoundé.

Le pays de l’Oncle Sam s’appesanti sur le cas du journaliste, correspondant de Radio France International au Cameroun en langue haussa, Ahmed Abba, torturé puis détenu par la DGRE. D’après les USA, 5 des 15 membres soupçonnés d’appartenir à Boko Haram ont trouvé la mort en novembre 2014 à la base militaire du BIR à Salak après un raid.

BIR

Des éléments du BIR

Exactions de Boko Haram

Toutefois, les USA ne sont pas tendre envers la secte islamiste Boko Haram : « jusqu’au 30 septembre 2016, Boko Haram a perpétré au moins 113 attaques terroristes dans la région de l’Extrême-Nord, tué au moins 262 civils, 30 membres du comité de vigilance et au moins 6 soldats ».

Le rapport des USA sur l’état des droits de l’homme au Cameroun dénonce également l’arrestation des militants des partis de l’opposition Cameroon People’s Party (Cpp) et le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) début avril 2016 en violation de la liberté d’expression et d’association.

hurinews.com

 

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 15, 2017 20:54

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