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Cameroun : Minepatgate Acte 4 : Ces coupables toujours en liberté

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Dans cette affaire de détournement de 380 millions de F CFA au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, le Tribunal criminel spécial a choisi de jeter son dévolu sur de parfaits innocents alors que les acteurs de cette dépense fictive ont été laissés libres de leur mouvement.

Louis Paul Motaze. Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, il est l’ordonnateur du budget dudit ministère. D’après le régime financier de l’Etat de décembre 2007, il est civilement et pénalement responsable en cas de mauvaise exécution de la dépense publique. S’agissant du détournement de 380 millions de F CFA imputés au syndicaliste Pierre Nyemeck, Louis Paul Motaze est celui qui entre novembre et décembre 2015 a engagé, liquidé, ordonnancé le paiement du marché fictif de construction de 3 bâtiments devant abriter les délégations départementales du ministère. Des bâtiments qui n’ont jamais été construit.

Georges Evina Ndo. Il s’agit de ce responsable du ministère de l’Economie qui, par correspondance du 28 octobre 2015, a suggéré au ministre Louis Paul Motaze, de relancer le processus de paiement de ce marché fictif qui a été écarté du circuit du paiement par Emmanuel Nganou Djoumessi, le prédecesseur de Louis Paul Motaze.

Pierre Nyemeck, en prison pour avoir dénoncé ce détournement au MINEPAT

Diane Ngolle Ngwese. Contrôleur financier placé auprès du ministère de l’Economie par le ministère des Finances, c’est cette dame, épouse de l’actuel ministre des Forêts et de la Faune, Philip Ngolle Ngwese, qui a validé le paiement de ce marché inexistant. Sans son visa budgétaire, les 380 millions de F CFA ne seraient jamais sortis des caisses publiques. Inculpée par le Tribunal criminel spécial, il a fallu d’après des sources bien informées, l’intervention de son mari auprès du ministre de la Justice pour qu’elle ne soit pas placée en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé.

Fangni Nganha. Informaticienne au moment des faits, elle était chargée de la liquidation et de l’ordonnancement numérique sans lesquels la Trésorerie Générale n’aurait pas pu signer des attestations de virements irrévocables permettant l’encaissement de cette somme d’argent.

Patrick Awono, Ndzie Ernestine. Le premier était un prestataire de services bien connu au ministère de l’Economie au moment des faits. La seconde est une proche parente à lui. Proches du ministre Louis Paul Motaze, ce sont ces deux personnes qui sont allées décaisser les 380 millions de F CFA en question à Afriland First Bank.

hurinews.com

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