Cameroun : Procès des anglophones : Les débats s’ouvrent ce 29 juin

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juin 29, 2017 06:04

Cameroun : Procès des anglophones : Les débats s’ouvrent ce 29 juin

Grandes Lignes

  • Après le rejet des demandes de mise en liberté des accusés, le tout premier témoin de l’accusation sera entendu ce jeudi au tribunal militaire de Yaoundé. Les organisations de la société civile en appellent à la libération des leaders et manifestants anglophones poursuivis. D’autres parlent de détention politique.

Articles Similaires

Après le rejet des demandes de mise en liberté des accusés, le tout premier témoin de l’accusation sera entendu ce jeudi au tribunal militaire de Yaoundé. Les organisations de la société civile en appellent à la libération des leaders et manifestants anglophones poursuivis. D’autres parlent de détention politique. 

Sauf changement, c’est ce jeudi 29 juin que les débats au fond vont s’ouvrir au tribunal militaire de Yaoundé relativement au procès des leaders anglophones que sont l’universitaire Dr Fontem Neba, l’avocat Me Felix Nkongho Agbor, l’animateur radio Mancho Bibixy (alias BBC) et une vingtaine de jeunes.

Interpellés en janvier dernier au plus fort de la crise anglophone, les accusés sont poursuivis pour hostilité contre la patrie, outrage à corps constitué et aux fonctionnaires, rébellion, dégradation des biens publics, pillage en bande, coaction d’acte de terrorisme et défaut de carte nationale d’identité.

Tribunal militaire Yaoundé

Le tribunal militaire de Yaoundé le 24 mai 2017 avant le procès des anglophones

Prisonniers d’opinion

Le 7 juin dernier, le tribunal militaire avait rejeté la demande de mise en liberté formulée par les conseils des accusés. Dans un communiqué rendu public ce mercredi 28 juin 2017, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) appelle à la « libération sans conditions » de tous les détenus de la crise anglophone.

D’après une enquête du Redhac, 71 personnes (et non une vingtaine d’après le gouvernement) sont détenus dans le cadre de la crise anglophone. Pour le Comité de libération des prisonniers politiques (CL2P), il ne s’agit ni plus ni moins que de prisonniers d’opinion. Le Redhac a par ailleurs saisi la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (où il occupe le statut d’observateur) d’une communication (plainte) pour dénoncer des cas de détention arbitraire.

Michel Biem Tong

 

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juin 29, 2017 06:04