Cameroun : Répression : Un journaliste victime d’intimidations d’une société forestière

Louis MBANGA
par Louis MBANGA octobre 19, 2016 03:05

Cameroun : Répression : Un journaliste victime d’intimidations d’une société forestière

Grandes Lignes

  • Directeur du site d’information Echosducameroun et de l’hebdomadaire Le Renard, Nestor Ngah Etoga a été gardé à vue puis libéré ce mardi 18 octobre 2016 par la police à Yaoundé. Accusé de chantage par Fipcam, une société forestière, le journaliste évoque comme raison de son incarcération une série d’articles décrivant un climat social malsain au sein de cette entreprise.

Articles Similaires

Directeur du site d’information Echosducameroun et de l’hebdomadaire Le Renard, Nestor Ngah Etoga a été gardé à vue puis libéré ce mardi 18 octobre 2016 par la police à Yaoundé. Accusé de chantage par Fipcam, une société forestière, le journaliste évoque comme raison de son incarcération une série d’articles décrivant un climat social malsain au sein de cette entreprise.

Journaliste et directeur de publication de l’hebdomadaire d’investigations Le Renard et du site d’information Echosducameroun, Nestor Nga Etoga a été interpellé ce mardi 18 octobre 2016  aux environs de 10 heures, au lieu dit Rond point Nlongkak, puis gardé-à-vue dans une cellule de la délégation régionale de la police judiciaire du Centre Drpj. Le mandat d’amener signé de Georges Gérard Meka, procureur près le tribunal de première instance de Yaoundé-Centre administratif, retient le « chantage » comme motif d’arrestation du journaliste. La plainte est initiée par Fipcam, une société forestière basée à Mfou (25 km de Yaoundé). Le journaliste a été libéré autour de 20h.

nesta

De l’aveu du journaliste camerounais a la réputation établie dans les investigations, il enquêtait sur les conditions de travail à la Fabrique des parquets du Cameroun(Fipcam). Où les travailleurs de cette entreprise du secteur du bois se plaignent de leurs conditions de rémunération, de l’absence de prise en charge sociale, du 13 e mois…À ces plaintes des agents, s’ajoutent celles des riverains qui évoquent des extorsions de terres.
Le journaliste dit avoir adressé à l’entreprise une demande pour « recoupement » afin d’avoir leur « version des faits ». En guise de réponse » j’ai commencé à recevoir des appels anonymes et des menaces et ce matin cette arrestation après un piège tendu par une employée du Piasi », confie le journaliste camerounais.

D’après d’autres informations puisées à Fipcam par KOACI, l’entreprise dont les responsables disent avoir « le bras long » a promis d’envoyer « ce journaliste en prison pour servir d’exemple ». De nombreux journalistes camerounais font l’objet de menaces de mort, dans le cadre de leur profession, dans un contexte où les délits de presse ne sont toujours pas dépénalisés.

hurinews.com

Source : koaci.com

*Le titre et le chapeau sont de la rédaction

Louis MBANGA
par Louis MBANGA octobre 19, 2016 03:05

Abonnez-vous à notre newsletter