Cameroun: Scandale: le prisonnier politique Enoh Meyomesse acquitté en appel puis à nouveau inculpé

Louis MBANGA
par Louis MBANGA avril 1, 2015 17:20 Mise à jour

Cameroun: Scandale: le prisonnier politique Enoh Meyomesse acquitté en appel puis à nouveau inculpé

enoh+++Alors que la Cour d’appel a annulé les charges pour lesquelles l’écrivain et homme politique, reconnu comme prisonnier politique par la communauté internationale, a été condamné à 7 ans de prison en décembre 2012 par le tribunal militaire, elle a par la suite admis la requalification de ces faits par le procureur.

Le chemin de croix judiciaire d’Enoh Meyomesse risque de se rallonger. C’est du moins ce qu’évoque les derniers développements de son procès devant la Cour d’appel du Centre à Yaoundé.  Au cours de l’audience du 30 mars dernier, les débats se sont enfin ouvert après 23 renvois.

Après avoir reconnu la nullité des chefs d’accusation pour lequel Enoh Meyomesse a été condamné le 27 décembre 2012 à 7 ans de prison ferme devant le tribunal militaire de Yaoundé, à savoir « complicité de vol aggravé (braquage) et de vente illégale d’or », le commissaire du gouvernement, représentant du ministère public a souhaité que ces chefs d’accusation soit requalifié en « recel aggravé».

Enoh Meyomesse accuse Mebe Ngo’o

Après une suspension d’audience, le président du tribunal, Gilbert Schlick, a autorisé la requalification des faits. Les débats se sont rouvert sur ce nouveau chef d’accusation. Surprise des avocats de la défense qui ne comprennent pas qu’un chef d’accusation revienne à cette étape de la procédure alors qu’elle a été rejetté par le juge d’instruction.

L’un des avocats de la défense, Me Mbuny, a reconnu qu’Enoh Meyomesse est victime de son indépendance d’esprit et de son appartenance à l’opposition malgré le fait qu’il soit originaire de la région du Sud, la même région que le président Biya. Dans sa défense, l’écrivain et homme politique, reconnu comme prisonnier politique par des Ong internationales, aurait pointé du doigt l’actuel ministre de la Défene, Edgard Alain Mebe Ngo’o qui, d’après lui, aurait juré d’avoir sa peau.

L’affaire a été reportée au 14 avril prochain pour le prononcé du verdict.

La rédaction

Louis MBANGA
par Louis MBANGA avril 1, 2015 17:20 Mise à jour

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