Cameroun : Selon J.C Shanda Tomne : Le prisonnier politique Yves M.Fotso est innocent

Louis MBANGA
par Louis MBANGA novembre 22, 2016 15:35

Cameroun : Selon J.C Shanda Tomne : Le prisonnier politique Yves M.Fotso est innocent

Grandes Lignes

  • Dans le cadre d’un plaidoyer pour une grâce présidentielle à l’homme d’affaires incarcéré dans le cadre de l’Opération anti-corruption Epervier, l’acteur de la société civile a rencontré ce mardi 22 novembre le grand imam de Yaoundé en vue de rallier ce dernier à la cause d’Yves Michel Fotso.

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Dans le cadre d’un plaidoyer pour une grâce présidentielle à l’homme d’affaires incarcéré dans le cadre de l’Opération anti-corruption Epervier, l’acteur de la société civile a rencontré ce mardi 22 novembre le grand imam de Yaoundé en vue de rallier ce dernier à la cause d’Yves Michel Fotso.

Pour Jean Claude Shanda Tonme, Yves Michel Fotso est innocent : « il est complètement innocent, sa place n’est pas en prison…j’ai des preuves complètes de son innocence ». Les preuves en question sont contenues dans un ouvrage commis récemment par l’acteur de la société civile et président de la Commission indépendante de lutte contre la corruption et la discrimination (Comicodi). Intitulé « J’ai compris Yves Michel Fotso, un testament pour la postérité », le livre a été présenté ce mardi 22 novembre 2016 par son auteur à Cheick Ibrahim Moussa, grand imam de Yaoundé.

Cette rencontre entre Shanda Tomne et l’autorité religieuse à son domicile au quartier Briqueterie à Yaoundé s’inscrit dans le droit fil d’une tournée de sensibilisation engagée par le président du Comicodi depuis plusieurs semaines  en vue de rallier toutes les autorités politiques, traditionnelles et religieuses du pays à l’idée d’une grâce présidentielle en faveur de l’homme d’affaires et ancien directeur général de la défunte Cameroon Airlines (Camair). L’auteur s’était déjà rendu dans les régions de l’Ouest et du Littoral (à Douala notamment) à cet effet.

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Jean Claude Shanda Tonme (à gauche en gandoura blanche) et l’imam Cheick Ibrahim Moussa au sortir de la rencontre à Yaoundé

« Le cas Fotso est spécifique »

D’après Shanda Tomne, il n’est pas question de forcer la main au chef de l’Etat : « …pour parler au président de la République, on doit le respecter, on doit respecter sa volonté et on doit se prosterner pour le supplier, pour le prier », précise l’activiste des droits de l’homme. D’après ce dernier, l’imam Cheick Ibrahim Moussa s’est montré favorable à son initiative à l’issue de cette rencontre : « l’imam a bien dit que le Dieu d’Allah est un Dieu de pardon et il soutient toute initiative qui peut aller dans le sens de renforcer la volonté du chef de l’Etat  de rassembler les Camerounais et éventuellement de ramener ceux qui sont privés de liberté à une vie normale ».

Pour Shanda Tomne, seul Yves Michel Fotso l’intéresse, son cas étant différent de celui des autres victimes de l’Opération anti-corruption Epervier au Cameroun : « il faut que je connaisse les dossiers, ce n’est pas la même chose, je pense qu’il ne faut pas faire une confusion. Ici vous avez d’un côté des fonctionnaires et de l’autre un capitaine d’industrie, ce n’est pas la même chose, je reconnais qu’il y a des cas sur lesquels il faudrait discuter, mais je ne peux jurer sur aucun autre cas ».

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Yves Michel Fotso au sortir d’une audience au Tribunal de grande instance du Mfoundi en juillet 2012

Avion présidentiel

Yves Michel Fotso est incarcéré depuis le 1er décembre 2010 à la prison de haute sécurité du secrétariat d’Etat à la défense (bureaux du patron de la gendarmerie nationale) à Yaoundé. Le 22 septembre 2012, il a été condamné à 25 ans de prison ferme pour le détournement en août 2001 de 29 millions de dollars destiné à l’achat de l’avion présidentiel. Pourtant, c’est le ministre de l’Economie et des Finances de l’époque, Michel Meva’a M’Eboutou qui a viré d’initiative cet argent dans les comptes  de l’américain Gia international pour l’acquisition de l’aéronef auprès de Boeing.

En mai dernier, l’ancien patron de la Camair a écopé d’une double condamnation à vie dans le cadre de la liquidation de la Camair malgré le remboursement des sommes réclamées tel que prévu dans un protocole d’accord signé en 2013 avec le liquidateur. Depuis le 10 février dernier, Yves Michel Fotso est reconnu comme prisonnier politique par le Comité de libération des prisonniers politiques, une ONG basée en France qui défend la cause des prisonniers politiques en Afrique, notamment dans la sous-région Afrique centrale.

hurinews.com

 

Louis MBANGA
par Louis MBANGA novembre 22, 2016 15:35