Cameroun : Selon le CPJ : La loi anti-terrorisme …terrorise les journalistes

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 20, 2017 16:28

Cameroun : Selon le CPJ : La loi anti-terrorisme …terrorise les journalistes

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  • Le Comité de protection des journalistes (CPJ), organisme américain de défense de la liberté de presse à travers le monde, vient de rendre public un rapport sur le calvaire des journalistes camerounais dans le contexte de la loi anti-terroriste.

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Le Comité de protection des journalistes (CPJ), organisme américain de défense de la liberté de presse à travers le monde, vient de rendre public un rapport sur le calvaire des journalistes camerounais dans le contexte de la loi anti-terroriste.

Arrestations, détentions arbitraires, torture, auto-censure, peur, menaces, fermeture des médias, coupure d’Internet…Les journalistes camerounais vit de pires moments depuis la promulgation par le président camerounais Paul Biya de la loi anti-terroriste le 23 décembre 2014. C’est du moins ce que laisse croire le rapport que vient de rendre public le Comité de protection des journalistes.

Intitulé « journalistes, pas terroristes », l’association américaine qui défend la liberté de presse à travers souligne qu’ « au Cameroun, la législation anti-terroriste est utilisée pour imposer silence aux opposants et réprimer la dissidence ». La lutte contre la secte terroriste Boko Haram et la crise anglophone est un terrain miné pour les professionnels des médias.

Ahmed Abba

le correspondant de RFI en langue haoussa au Cameroun, Ahmed Abba

Dépénalisation des délits de presse

Le rapport cite en exemple le cas d’Ahmed Abba, correspondant de RFI en langue haoussa, interpellé fin 2015, torturé par les services secrets camerounais, jugé et condamné à 10 ans de prison ferme par le Tribunal militaire de Yaoundé pour « non-dénonciation de terrorisme » et « blanchiment des produits de terrorisme ».

La crise anglophone qui s’est déclenchée fin octobre 2016 charrie elle aussi son lot d’atteinte à la liberté de presse. Des journalistes traitant de cette crise ont été intimidés, licenciés, arrêtés, torturés et jetés en prison pour apologie du terrorisme, d’après le rapport du CPJ. L’organisation en appelle à la dépénalisation des délits de presse au Cameroun.

hurinews.com

L’intégralité du rapport à lire après avoir cliqué sur ce lien

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 20, 2017 16:28