Cameroun : Terrorisme: Les USA suspendent leur assistance à l’armée

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juillet 21, 2017 04:51

Cameroun : Terrorisme: Les USA suspendent leur assistance à l’armée

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  • Dans une correspondance adressée à Amnesty International le 11 juillet dernier, l’ambassadeur des USA au Cameroun indique que son pays a suspendu son appui aux militaires camerounais engagés dans la lutte contre Boko Haram à l’Extrême-Nord pour violations des droits de l’homme.

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Dans une correspondance adressée à Amnesty International le 11 juillet dernier, l’ambassadeur des USA au Cameroun indique que son pays a suspendu son appui aux militaires camerounais engagés dans la lutte contre Boko Haram à l’Extrême-Nord pour violations des droits de l’homme.

En octobre 2015, 300 soldats américains ont débarqué au Cameroun. Stationnés à Garoua (nord), leur objectif est d’assister le Cameroun dans la lutte contre la secte islamiste Boko Haram qui sévit à l’Extrême-Nord du pays. Mais cette collaboration a pris un coup.

En effet, réagissant à une correspondance à lui adressée le 23 juin dernier par le représentant Afrique centrale et de l’Ouest de Amnesty International, Alioune Tine, l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael Stephen Hoza, dans un accusé de réception daté du 11 juillet 2017 a indiqué que les Etats-Unis ont suspendu leur collaboration avec les forces de défense camerounaises.

USALe diplomate a cité dans sa lettre les unités du Bataillon d’intervention rapide (corps d’élite de l’armée) positionnées à Maroua Salak, Mora et dans la région de l’Adamaoua qui, d’après lui, ne bénéficient plus de l’assistance américaine.

Leahy Law

Michael S.Hoza explique dans sa correspondance que les Etats-Unis veulent rester conformes au Leahy Law (loi leahy) qui fait interdiction au pas de l’Oncle Sam d’apporter une assistance à une armée étrangère accusée de violations des droits de l’homme.

Dans un rapport rendu public en mars dernier sur l’état des droits de l’homme au Cameroun, les Etats-Unis avaient accusé le Bataillon d’intervention rapide, le Bataillon d’infanterie motorisée, la gendarmerie et la Direction générale de la recherche extérieure (services secrets camerounais) d’être responsables de violations des droits humains dans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juillet 21, 2017 04:51