Cameroun : Tueries du 1er octobre : Le leader de l’opposition invite la CPI à juger Paul Biya

Louis MBANGA
par Louis MBANGA octobre 3, 2017 16:56

Cameroun : Tueries du 1er octobre : Le leader de l’opposition invite la CPI à juger Paul Biya

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  • Dans une interview accordée au site d’information Le Monde Afrique, Ni John Fru Ndi exige que le président camerounais soit traduit devant la Cour pénale internationale suite à la répression sanglante par l’armée des manifestations relatives à l’indépendance symbolique du Southern Cameroon le 1er octobre dernier.

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Dans une interview accordée au site d’information Le Monde Afrique, Ni John Fru Ndi exige que le président camerounais soit traduit devant la Cour pénale internationale suite à la répression sanglante par l’armée des manifestations relatives à l’indépendance symbolique du Southern Cameroon le 1er octobre dernier.

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Ni John Fru Ndi

« Paul Biya doit être traduit devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité », a déclaré dans une interview accordée à nos confrères du site d’information Le Monde Afrique, le leader historique de l’opposition camerounaise, Ni John Fru Ndi. Dans cette interview, le président national du parti d’opposition Social democratic front (Sdf) indique que les personnes tuées lors des manifestations du 1er octobre 2017  étaient des « manifestants désarmés » sur qui les forces de l’ordre ont tiré « à balles réelles ».

Dans cette interview, Ni John Fru Ndi conteste le bilan des autorités camerounaise qui est de 8 morts : « on ne connait pas encore le chiffre exact », avertit le leader de l’opposition d’origine anglophone. D’après Amnesty international, le bilan des évènements du 1er octobre dernier dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest est d’au moins 17 morts. Le Réseau de défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) parle de 32 morts. Son communiqué officiel reste attendu.

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Les juges de la CPI

Le Cameroun fait partie des premiers signataires, en juillet 1998, du Statut de Rome portant création de la Cour pénale internationale (Cpi). Mais il ne l’a toujours pas ratifié. Par voie de conséquence, deux scénarios se présentent à la Cpi au cas où il faille poursuivre le chef de l’Etat camerounais et les responsables des tueries du 1er octobre dernier pour « crimes contre l’humanité » : soit une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU (Cf article 13-b du Statut) portant saisine de la Cpi adoptée par la majorité des membres permanents ou non dudit Conseil (9 sur 15), soit  l’Etat non partie au Statut (ne l’ayant pas ratifié) adresse une lettre au greffe de la Cpi dans laquelle il reconnaît la compétence de la Cour (Cf art 12-3 du Statut). Cette dernière hypothèse n’est envisageable qu’au cas où Paul Biya n’est plus au pouvoir.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA octobre 3, 2017 16:56