Cameroun : Violations des droits humains : La Société nationale de palmeraies au banc des accusés

Louis MBANGA
par Louis MBANGA septembre 28, 2017 11:39 Mise à jour

Cameroun : Violations des droits humains : La Société nationale de palmeraies au banc des accusés

Grandes Lignes

  • Au cours d’une conférence de presse ce mercredi 27 septembre 2017 à Yaoundé, les membres du Réseau des acteurs du développement durables ont dénoncé les nombreuses violations des droits humains dont sont l’objet les riverains des palmeraies de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm), notamment les femmes. C’était dans le cadre des activités se situant dans le prolongement de la journée mondiale de lutte contre les monocultures d’arbres qui s’est célébrée le 21 septembre dernier.

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Au cours d’une conférence de presse ce mercredi 27 septembre 2017 à Yaoundé, les membres du Réseau des acteurs du développement durables ont dénoncé les nombreuses violations des droits humains dont sont l’objet les riverains des palmeraies de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm), notamment les femmes. C’était dans le cadre des activités se situant dans le prolongement de la journée mondiale de lutte contre les monocultures d’arbres qui s’est célébrée le 21 septembre dernier.

« Non aux violences faites aux femmes autour et à l’intérieur des grandes plantations des monocultures d’arbres ». C’est le cri de cœur des femmes du Réseau des acteurs du développement durable (RADD) lancé ce mercredi 27 septembre 2017 à Yaoundé. Au cours d’une conférence de presse, des victimes ont témoigné des difficultés rencontrées par les communautés vivant autour des plantations de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm).

D’après le témoignage de quelques riveraines vivant dans les plantations de la Socapalm de Dibombari (non loin de Douala) et de Kribi (cité balnéaire), les populations vivent le calvaire. Cette société agroalimentaire s’accaparent des terres, polluent les eaux, profanent des tombes,font appel aux militaires pour réprimer les revendications des populations, emprisonnent toute personne surprise avec quelques noix de palme,leurs employés violent des jeunes filles et des femmes,etc.

RADD photos 1

Cet état de fait, à en croire les victimes, entraîne comme conséquence la pauvreté due à l’absence de terres cultivables, la pratique de la pêche qui devient difficile, la délinquance juvénile, les déperditions scolaires, le chômage (les entreprises n’emploient pas la main d’œuvre locale), etc.

Déclaration de Mundemba

D’après la secrétaire exécutive du RADD, Marie CrescenceNgobo, cette situation sévit dans d’autres pays d’Afrique centrale tels que le Gabon (plantation de palmier à huile de la société Olam à Mouila) et de l’Ouest notamment en Sierra Leone dans la localité de Potloko. Une pétition internationale contre les abus sur les femmes à l’intérieur et autour des monocultures est en cours de signature.

Du 27 au 28 janvier 2016, 40 femmes venues du Cameroun, du Brésil, de l’Allemagne et du Japon, de RDC, du Congo, du Gabon, de Guinée Conakry, du Nigeria, etc. se sont réunies à Mundemba (sud-ouest anglophone) et ont signé « La Déclaration de Mubndemba » dans laquelle elles dénonçaient de multiples violations des droits humains par les multinationales d’exploitation du palmier à huile.

hurinews.com

 

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par Louis MBANGA septembre 28, 2017 11:39 Mise à jour