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Cameroun:Détention: Enoh Meyomesse en appelle à une liberté conditionnelle

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Excédé par les multiples reports de son affaire à la Cour d’appel du Centre à Yaoundé, l’écrivain et homme politique camerounais, reconnu comme prisonnier politique par des Ong internationales, souhaiterait qu’il soit transféré à la prison principale de Yaoundé où il aura la possibilité de se soumettre à des corvées et à retourner auprès des siens.

Le 19 février prochain, il sera à nouveau devant la barre à la Cour d’appel du Centre, à Yaoundé: “l’on en est déjà à 23 reports”, confie Enoh Meyomesse que nous avons rencontré à la prison centrale de Kondengui ce vendredi 13 février 2015. Vêtu d’un ensemble blue jeans,l’homme, visiblement amaigri, semble avoir ras-le-bol et en appelle à une liberté conditionnelle. D’après lui , il souhaiterait être transféré à la prison principale de Yaoundé (situé juste en face de la prison centrale de Kondengui) où il pourra être soumis à des corvées et pouvoir retourner à son domicile moyennant une somme de 15 000 ou 20 000 F Cfa. L’écrivain et homme politique camerounais dit avoir adressé une lettre au chef de l’Etat dans ce sens.

Incarcéré à la prison centrale de Kondengui depuis novembre 2011, Enoh Meyomesse a été condamné en décembre 2012 à 7 ans de prison pour “trafic illicite d’or”, “vol à main armé”, etc. Reconnu comme prisonnier politique, certaines associations comme  Pen international pense plutôt que son arrestation procède de ses écrits critiques envers le régime de Paul Biya. Son affaire a été porté en 2013 devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies où le Gouvernement camerounais a été invité à donner sa version des faits. D’après ce dernier, Enoh Meyomesse est un prisonnier de droit commun.

Michel Biem Tong 

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