Commission africaine des droits de l’homme: La liberté d’expression en péril dans la sous-région Afrique centrale

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mai 27, 2017 06:25 Mise à jour

Commission africaine des droits de l’homme: La liberté d’expression en péril dans la sous-région Afrique centrale

Grandes Lignes

  • Au cours de la 60e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) qui s’est tenue récemment au Niger, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) a fait état d’une situation désastreuse de la liberté d’expression et d’association dans la sous-région.

Articles Similaires

Au cours de la 60e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) qui s’est tenue récemment au Niger, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) a fait état d’une situation  désastreuse de la liberté d’expression et d’association dans la sous-région.

L’Afrique centrale ne semble plus une zone franche pour les libertés publiques. Au cours de la 60e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) qui s’est tenue du 8 au 22 mai dernier à Niamey, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) a dressé un bilan peu élogieux de la liberté d’expression et de la liberté d’association dans la sous-région Afrique centrale.

Du Cameroun, au Tchad, en passant par la République démocratique du Congo, le Congo et la Guinée Equatoriale, plusieurs associations ont été dissoutes et des libres penseurs réprimés ou emprisonnés ces derniers mois.

De l’exposé fait le 9 mai dernier par  la directrice exécutive du Redhac, Maximilienne Ngo Mbe, il ressort qu’entre le 17 janvier et le 23 mars dernier, l’ONG Centre d’études et initiative pour le développement (CEID) en Guinée Equatoriale, le Cameroon Civil Anglophon Consortium au Cameroun et la Convention des syndicats du secteur de l’éducation (CONASYSED) au Gabon ont été dissouts par les autorités.

MRC manif

Des militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun manifestent le 29 mars 2016 Yaoundé

Recommandations

En République démocratique du Congo, c’est une association de défense des droits de l’homme en milieu carcéral qui a vu sa marche pacifique interdite par le pouvoir en place. Le Redhac a également fait remarquer l’interdiction qui continue de frapper l’Union des populations du Cameroun (Upc) malgré la décision de la Cadhp qui, le 19 février dernier au cours de sa 19e session extraordinaire, a réhabilité le parti historique et reconnu sa légalité.

Pour ce qui est de la liberté d’expression, le Redhac a fait état de l’arrestation des journalistes, défenseurs des droits de l’homme et des activistes au Tchad, en Rdc, au Cameroun et en Guinée Equatoriale. Le Réseau est également revenu sur la situation de 100 jeunes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest anglophone détenus au Cameroun dans des conditions inhumaines pour leurs opinions.

Le Redhac a formulé un certain nombre de recommandations à la Cadhp. Dont la libération immédiate des personnes incarcérées et l’abandon des poursuites contre ces personnes, l’exhortation aux pays comme le Cameroun et la Guinée Equatoriale de laisser les associations s’exprimer librement et s’assurer de ce que la liberté de presse et de l’accès à Internet soient garanties par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mai 27, 2017 06:25 Mise à jour