Détention des anglophones : Une plainte contre le Cameroun à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juin 2, 2017 16:36 Mise à jour

Détention des anglophones : Une plainte contre le Cameroun à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples

Grandes Lignes

  • Le Réseau des défenseurs des droits de l’homme en Afrique centrale (Redhac) souhaiterait que la plainte déposée le 8 mai dernier soit jugée recevable par cette instance. Il exige également la libération de toutes les personnes incarcérées dans le cadre de la crise anglophone au Cameroun.

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Le Réseau des défenseurs des droits de l’homme en Afrique centrale (Redhac)  souhaiterait que la plainte déposée le 8 mai dernier soit jugée recevable par cette instance.  Il exige également la libération de toutes les personnes incarcérées dans le cadre de la crise anglophone au Cameroun.

Au cours d’un point de presse le 21 février dernier à Douala, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) à travers sa directrice exécutive, Maximilienne Ngo Mbe, avait invité les autorités camerounaises à communiquer sur les disparus de la crise anglophone sous peine de voir le Cameroun trainé devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp). C’est chose faite depuis le 8 mai dernier. Dans un communiqué rendu public le 31 mai dernier, le Redhac  recommande à la Cadhp que la plainte contre l’Etat du Cameroun soit jugée recevable.

D’après le Réseau, la détention en cours des leaders et jeunes anglophones viole les articles 6 et 7 (1) de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ratifiée par le Cameroun. Ces dispositions ont trait respectivement à la détention arbitraire et au jugement dans un délai raisonnable et par un tribunal impartial. Pour le Redhac, le Cameroun doit être condamné pour avoir violé cette Charte. L’organisme de défense des droits de l’homme invite le ministre camerounais de la Justice, Laurent Esso, à faire libérer immédiatement et sans conditions toutes les personnes incarcérées dans le cadre de la crise anglophone.

image anglophone

Les leaders anglophones au tribunal militaire de Yaoundé

Deux poids deux mesures

Ces derniers sont jugés depuis mars dernier au Tribunal militaire de Yaoundé pour « actes de terrorisme » et encourent la peine de mort. Lors de la dernière audience, le ministère public a requis la liberté provisoire assortie de mesure de surveillance judiciaire pour l’universitaire Dr Fontem Neba et de l’avocat Me Felix Nkongho, leaders de la cause anglophone. Le parquet du Tribunal militaire de Yaoundé a par contre proposé le rejet de la demande de mise en liberté provisoire de l’animateur de radio Mancho Bibixy et d’une vingtaine de jeunes manifestants.

Mais le Réseau est opposé à ce deux poids deux mesures : « Le Redhac demande à  la communauté des défenseurs des droits humains de se mobiliser pour la liberté de tous les activistes sans discrimination », peut-on lire dans le communiqué du Redhac.

hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA juin 2, 2017 16:36 Mise à jour