Editorial: Cameroun, cette prison politique qui s’ignore

Louis MBANGA
par Louis MBANGA avril 9, 2015 16:10 Mise à jour

Editorial: Cameroun, cette prison politique qui s’ignore

Le 17 avril prochain, la communauté internationale célèbre la journée mondiale du prisonnier politique. A cette occasion, le monde entier marquera un temps d’arrêt pour manifester sa solidarité envers les personnes incarcérées pour des motifs politiques ou pour leurs opinions à travers la planète. Au Cameroun, rien comme activité relative à cette commémoration n’est envisagé, ni envisageable. Et pour cause, les autorités de ce pays ne croiraient pas une seule seconde que le pays garde des prisonniers politiques dans ses geôles. Qui plus est, elles ont toujours avancé la thèse de l’emprisonnement pour des délits de droits communs à chaque fois qu’elles sont interpellées par des Ong internationales de défense des droits de l’homme sur les prisonniers politiques. Pourtant, il est indéniable que le pays de Paul Biya est une prison politique qui s’ignore.

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S’il est vrai que certains prisonniers célèbres au Cameroun sont officiellement condamnés pour des motifs de droit commun, il n’en demeure pas moins que les nombreuses violations de la procédure judiciaire à leur encontre donne à penser qu’ils sont détenus pour autre chose. Il s’agit des hommes politiques à l’instar d’Enoh Meyomesse, de Paul Eric Kingue, d’Aboubakary Sidiki, des militants de partis politiques comme Célestin Yandal. A ceux-là s’ajoutent des anciens proches collaborateurs du président camerounais, Paul Biya comme Jean Marie Atangana Mebara et Marafa Hamidou Yaya. Un autre dont le malheur provient de sa proximité avec ce dernier, c’est Me Harrissou.

En tant qu’unique site d’information au qui traite de l’actualité sur les droits de l’homme au Cameroun et en Afrique, hurinews.com ne pouvait pas rater le coche de cette commémoration. Aussi entend-il dans un premier temps, dans le cadre d’un dossier intitulé « Spécial Jipp », consacrer une série de portraits à ces prisonniers d’un autre genre. Puis, la rédaction approchera leurs conseils respectifs dont les éclairages conforteront sans doute la situation carcérale assez particulière de leur clients. Ensuite , nous irons à la découverte du Comité de libération des prisonniers politiques au Cameroun (Cl2p), association de droit français lancée le 3 mai 2014 à Paris. Avec les responsables de ce Comité, nous évoquerons la portée de leurs actions en faveur des prisonniers d’opinion camerounais. Le Camerounais d’en bas ne sera pas en reste. La rédaction lui tendra le micro pour savoir ce qu’il pense des personnes présentées comme des prisonniers politiques au Cameroun. Sans oublier les universitaires et les personnalités proches du pouvoir en place au Cameroun qui se pencheront eux aussi sur cette problématique.

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Louis MBANGA
par Louis MBANGA avril 9, 2015 16:10 Mise à jour

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