Guinée Equatoriale: Le Redhac dénonce le harcèlement médiatico-policier des défenseurs des droits de l’homme

Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 27, 2015 11:59 Mise à jour

Guinée Equatoriale: Le Redhac dénonce le harcèlement médiatico-policier des défenseurs des droits de l’homme

 

Maximilienne Ngo Mbe

Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du Redhac

le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale dénonce l’arrestation sans motif de  Santiago Martin Essono et d’Okenve Célestin ainsi qu’une campagne de dénigrement de la chaine de télé Afrique Média de Guinée Équatoriale.

Santiago Martin ESSONO point focal du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique
Centrale (REDHAC) et OKENVE Célestin, défenseur des droits de l’homme sont libres. Mais ils ne cessent d’être la cible de campagne de dénigrement venant d’Afrique Média, antenne de Guinée Équatoriale. Par ailleurs, Ces deux activistes de droits de l’homme ont été arrêtés et détenus dans des commissariat sans motifs. Ce que dénonce le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale, dans un communiqué (lire l’intégralité ci-dessous) rendu public récemment.
Santiago Martin ESSONO et OKENVE Célestin dénonçaient l’organisation par la Guinée Équatoriale de la Coupe d’Afrique des nations en janvier dernier dans un contexte de violations des droits de l’homme. Ils ont été interpellés au moment où ils s’apprêtaient à organiser une manifestation pour empêcher la tenue de la Can en Guinée Equatoriale.
La Rédaction
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

                                          COMMUNIQUE DE PRESSE
Douala-Bata, le 20 mars 2015:Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en
Afrique Centrale (REDHAC)s’inquiète vivement des represailles donc sont victimes les défenseurs
en Guinée Equatoriale, représailles qui se caractérisent par des harcèlements, arrestation et détentions arbitraires dans les commissariats de police et une campagne de dénigrement de la chaîne de télévision
« d’Afrique Media Guinée Equatoriale ».
Les faits
:Quelques jours avant l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nattions (CAN 2015) en Guinée Equatoriale, les défenseurs des droits humains à Bata ont voulu protester contre la décision des autorités Equato-Guinéennes d’acceuillir la dite Coupe sur le sol équato-guinéen.
Selon MessieursOKENVE Célestin, défenseur des droits des droits humains et Santiago Martin
ESSONO, Point focal du REDHAC en Guinée Equatoriale : «les populations vivent dans la pauvreté.
L’organisation de cette Coupe d’Afrique des Nattions (CAN) était inopportune car ceci s’apparente
à une campagne de marketing communicationnelle pourles autorités Equato-guinéennes, surtout dans
un contexte où les droits fondamentaux des citoyens sont constamment violés par ceux là même qui
doivent les protéger.
Ils ont voulu par une manifestation pacifique appeler les populations à exprimer leur mécontentement
devant les autorités équato-guinéennes. Pendant qu’ils s’apprêtaient à se rassembler, ils ont été arrêtés
par les éléments de la Police Centrale de Bata.
M.Santiago Martin ESSONO, point focal du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique
Centrale (REDHAC) a passé 5 jours de détention et M.OKENVE Célestin a passé 15 jours dans les mêmes locaux. Ils ont été libérés sans savoir exactement le motif de leur détention.Par ailleurs, les défenseurs de la Guinée Equatoriale font l’objet de campagne de dénigrement médiatique sur une chaîne de télévision « Afrique MEDIA » qui couvre également la Guinée Equatoriale.M. Alfredo OKENVE, Point Focal Délégué du REDHAC en Guinée Equatoriale déclare:« lesdéfenseurs des droits humains en Guinée Equatoriale sont devenus la cible de cette chaîne qui martèle aux populations qu’elle défend le panafricanisme, la solidarité, le developpement et que tous ceux qui critiquent les autorités sont les ennemis internes et/ou externes qui conspirent pour destabiliser le pays. C’est dans ce nouveau contexte de lynchage médiatique, et autres denigrements que nous essayons de travailler».
Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC):
-dénonce et condamne les condamne les arrestations et détentions arbitraires des défenseurs
Santiago Martin ESSONO et OKENVE Célestin ;
-condamne toutes formes de représailles contre lesdéfenseurs en Guinée Equatoriale et enAfrique Centrale, représailles qui se caractérisentpar les intimidations, des harcèlements et les détentions et arrestations arbitraires, et la nouvelle forme de dénigrement qui passe par les médias accompagné d’un mutisme des autorités;
Aux autorités de la Guinée Equatoriale :
Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) demande :
-le respect de la Déclaration de l’Assemblée Générale des Nations Unies de 1998, la Déclaration de Grand Baie 1999, et de Kigali de 2003 relatives aux défenseurs des droits humains;
-de garantir l’intégrité physique et psychologique des défenseurs des droits humains en Guinée Equatoriale et en particulier celles de Santiago Martin ESSONO et OKENVE Célestin
;-d’ouvrir une enquête afin que les commanditaires des arrestations et détentions arbitraires de
nos collaborateurs répondent de leurs actes pour une lutte contre l’impunité.
-de s’approprier de la résolution 196 de la CADHP sur la situation des défenseures des droits
humains adoptée lors de la 50e Session Ordinaire de la CADHP à Banjul en 2011.
Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) demande
A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)
– d’exhorter les autorités Equato-guinéennes en particulier et les celles de l’Afrique Centrale en
général de mettre en œuvre la Résolution 196 de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) sur la situation des Défenseures des Droits humains adoptée lors de sa 50e
Session Ordinaire de la CADHP à Banjul en 2011.
Louis MBANGA
par Louis MBANGA mars 27, 2015 11:59 Mise à jour

Abonnez-vous à notre newsletter