Guinée Equatoriale : Liberté d’association : Le régime d’Obiang Nguema jette deux défenseurs des droits de l’homme en prison

Louis MBANGA
par Louis MBANGA avril 20, 2017 03:40 Mise à jour

Guinée Equatoriale : Liberté d’association : Le régime d’Obiang Nguema jette deux défenseurs des droits de l’homme en prison

Grandes Lignes

  • Pour le gouvernement, leur Ong n’a pas d’existence légale sur le territoire équato-guinéen. Mais les acteurs de la société civile s’en défendent en disant que les 3 mois de suspension prévus par la loi qui frappaient leur association sont arrivés à leur terme. Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) en appelle à leur libération.

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Pour le gouvernement, leur Ong n’a pas d’existence légale sur le territoire équato-guinéen. Mais les acteurs de la société civile s’en défendent en disant que les 3 mois de suspension prévus par la loi qui frappaient leur association sont arrivés à leur terme. Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) en appelle à leur libération.

Enrique A Bata ASUMU et M. Alfredo OKENVE sont détenus depuis quelques jours dans une prison appelée « Guantanamo » à Bata. Les deux défenseurs des droits de l’homme équato-guinéens ont été interpellés sur ordre du ministre de l’Intérieur, Clemente Engonga Nguema. Aucune accusation officielle n’a encore été formulée à leur encontre.

ceid

Lors du 20e anniversaire du Ceid à Malabo

Enrique A Bata ASUMU, président du Centre d’études et initiatives pour le développement (Ceid) et M. Alfredo OKENVE, vice-président de cette organisation et point focal du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac), ont été arrêtés par la police des frontières à l’aéroport de Bata. Ces derniers revenaient de la célébration du 20e anniversaire du Ceid à Malabo sous le thème « 20 ans consacrés à l’amélioration de la condition sociale de la population de la Guinée Equatoriale ». La commémoration a eu lieu du 14 au 15 avril dernier.

Détention arbitraire

Le 16 mars 2016, le ministre équato-guinéen de l’Intérieur avait pris un arrêté suspendant les activités du Ceid. Motif de la mesure : « violation de l’ordre public à travers de discours nuancé d’incitation à la violence et de commentaires destinés à provoquer une révolte des jeunes ».

D’après la réglementation sur la liberté d’association, après les 3 mois de suspension, l’organisation suspendue doit pouvoir renouer avec ses activités. En septembre 2016, le Ceid a repris du service conformément à la loi. Dans un communiqué rendu public ce mardi 19 avril, le Redhac dénonce une « détention illégale et arbitraire » et exige la libération immédiate de ces deux défenseurs des droits de l’homme.

La rédaction

Louis MBANGA
par Louis MBANGA avril 20, 2017 03:40 Mise à jour