Liberté de presse : Le Cameroun perd 4 places dans le classement de Reporters Sans Frontières

Louis MBANGA
par Louis MBANGA avril 26, 2017 08:45 Mise à jour

Liberté de presse : Le Cameroun perd 4 places dans le classement de Reporters Sans Frontières

Grandes Lignes

  • 126e l’année dernière, le Cameroun est classé 130e dans le classement que vient de rendre public Reporters Sans Frontières sur le degré de respect de la liberté de presse dans le monde.

Articles Similaires

126e l’année dernière, le Cameroun est classé 130e dans le classement que vient de rendre public Reporters Sans Frontières sur le degré de respect de la liberté de presse dans le monde.

Le Cameroun, prison à ciel ouvert pour les hommes de médias. Le pays de Pius Njawe occupe la 130e place sur 180 pays dans le monde selon le classement que vient de publier Reporters Sans Frontières (Rsf) sur la liberté de presse. Le pays perd ainsi 4 places par rapport au ranking de 2016 dans lequel il occupait la 126e place. Dans le classement de 2017, le Cameroun est surclassé par des pays africains tels que la Centrafrique (113e) qui sort de guerre civile, le Zimbabwé (128e) dirigé par Robert Mugabe depuis 37 ans. La première place africaine est occupée par la Namibie (24e). Rappelons les premières places de ce classement sont occupées par des pays où la liberté de presse est respectée.

liberté de presse

PLURALITE MEDIATIQUE: SYMBOLE D’UNE LIBERTE DE PRESSE EFFECTIVE

Aucune raison pour expliquer cette dégringolade du Cameroun n’est avancée par Rsf. Mais les conséquences de la loi anti-terroriste de 2014 sur la liberté de presse y est sans doute pour beaucoup. Ce classement tombe au lendemain de la condamnation à 10 ans de prison par le tribunal militaire de Yaoundé du correspondant au Cameroun de Radio France International (Rfi) en langue haussa, Ahmed Abba. Il est accusé entre autres de « blanchiment des produits du terrorisme ». Un procès contre 3 journalistes pour « non-dénonciation » est en cours au tribunal militaire.

La crise anglophone en cours depuis novembre 2016 a aussi favorisé un certain nombre de mesures gouvernementales nocives pour la liberté de presse : suspension de la connexion Internet, arrestation de journalistes anglophones, menaces de suspension du Conseil national de la communication aux médias qui traitent des revendications anglophones relatives au fédéralisme et à la sécession, etc.

La rédaction

Louis MBANGA
par Louis MBANGA avril 26, 2017 08:45 Mise à jour

Abonnez-vous à notre newsletter