Pour échapper à la pension alimentaire au Canada : Il veut divorcer au Cameroun

Louis MBANGA
par Louis MBANGA novembre 8, 2015 12:03

Pour échapper à la pension alimentaire au Canada : Il veut divorcer au Cameroun

Alors qu’il vit avec son épouse au Canada depuis plus de 10 ans, un informaticien camerounais traine sa conjointe en justice au Cameroun pour « défaut de publication des bans ».Mais selon cette dernière, son mari veut échapper au versement de la pension alimentaire à leurs enfants dont il a été condamné par un tribunal canadien.

Alexandre Jienu Nkapjong. ne veut plus de son épouse Cynthia Fampou. Mariés depuis le 23 juillet 2004 au Consulat général de Paris, le couple vit depuis lors à Toronto au Canada. Sur la base de l’argument de « non-publication des bans », c’est devant le Tribunal de grande instance (Tgi) de Nkongsamba, non loin de la capitale économique Douala qu’il a choisi de porter l’affaire. Ce dernier vient de trancher en sa faveur à l’audience du 29 octobre dernier.
En effet, d’après le procès-verbal de constat dressé le 21 octobre 2013 par Me Towa Pierre, huissier de justice requis par l’époux, aucune trace de publication des bans de ce mariage n’existe dans les archives de la mairie de Douala 2e, lieu de naissance d’Alexandre Jienu. L’affaire sera d’ailleurs enrôlée par la chambre civile du Tribunal de grande instance du Moungo à Nkongsamba en janvier 2014.
Surprise par la démarche de son époux, Cynthia Fampou saisit dans une correspondance datée du 5 juin 2014 le président du Tgi de Nkongsamba pour s’étonner de ce qu’« on soit au tribunal ici au Canada où nous vivons depuis 10 ans et qu’il choisisse de venir m’assigner auprès de votre tribunal ». De ce choix de son mari, la dame semble avoir le fin mot : « parce qu’on lui demande de donner une pension alimentaire aux enfants (ils en ont 3, ndlr) ».

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La dernière audience du tribunal d’Ontario au Canada a eu lieu le 15 mai 2014. Il aurait également décidé de confier la garde des enfants à l’épouse.  La saisine par l’époux d’un tribunal au Cameroun plutôt qu’au Canada, lieu de résidence du couple serait-elle la preuve qu’il s’agit  d’un homme aux abois? N’empêche, le Tgi du Moungo va donner suite à sa requête aux fins de nullité de son mariage dans son jugement rendu le 29 octobre dernier.
Pourtant, à l’audience du 5 août 2015, le ministère public a requis le rejet de la requête sur la base de la loi du 6 mai 2011 modifiant et complétant certaines dispositions de l’ordonnance du 29 juin 1981 portant organisation de l’état civil qui n’a pas prévu de nullité absolue du mariage pour non-publication des bans. Des réquisitions qui n’ont pas été prises en compte dans le jugement rendu le 29 octobre dernier.
hurinews.com

Louis MBANGA
par Louis MBANGA novembre 8, 2015 12:03

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